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Dossier SNC-Lavalin: une explication peu convaincante de Trudeau, dit l’opposition

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OTTAWA | La réponse offerte par Justin Trudeau à l’affaire SNC-Lavalin, jeudi matin, est peu convaincante aux yeux des oppositions.   

Réagissant sur Twitter, le chef conservateur, Andrew Scheer, a réitéré que le premier ministre n’a selon lui plus l’autorité morale de gouverner.   

«Ce que nous avons entendu de Justin Trudeau est une tentative de justifier et normaliser la corruption», a-t-il écrit. «Il est clair qu’au sein de son gouvernement, l’ingérence politique et le mépris de la loi sont la façon de faire.»   

Le député conservateur de la circonscription de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, Pierre-Paul Hus, en a aussi discuté au micro de QUB radio.

Le premier ministre a laissé entendre, jeudi matin, que l’affaire d’ingérence politique alléguée se résume à un malentendu. Il a reconnu qu’il y avait eu une «érosion de la confiance» entre son bureau et l’ex-ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould, mais affirme n’avoir pris conscience de ces tensions que dernièrement.   

«C’est de l’admission d’incompétence, à ce point-ci», croit le néo-démocrate Guy Caron. «Je pense que lorsqu’on est premier ministre et lorsqu’on est secrétaire principal du premier ministre, c’est notre devoir de savoir ce qui se passe dans notre bureau et au cabinet.»   

Un peu plus tôt, le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a également réagi à l’affaire en réclamant une enquête publique.   

 Le député bloquiste Gabriel Ste-Marie y voit là signe d’un «sacré manque de leadership».   

 «En pleine crise politique, Justin Trudeau s’excuse de ne pas être au courant de ce qui se passe dans son gouvernement et se sauve dans le Grand Nord», a-t-il commenté.   

 Dans les rangs libéraux, la députée Celina Ceasar-Chavannes remet en doute une partie de la réponse offerte par M. Trudeau. Alors que ce dernier soutient s’assurer que tout ministre ou membre du caucus libéral puisse lui exprimer ses préoccupations quand elles surviennent, Mme Ceasar-Chavannes l’invite à se rappeler l’un de leurs échanges.   

 «Je suis venue vous voir récemment. Deux fois. Vous rappelez-vous de vos réactions?» a lancé sur Twitter celle qui ne se représentera pas aux élections d’octobre.