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Lanctôt veut finir sur une bonne note

Le garde entamera sa dernière saison à Laval

Pierre-Karl Lanctôt
Photo collaboration spéciale, Kevin Kolczynski Pierre-Karl Lanctôt veut uniquement se concentrer sur la position de garde à sa dernière saison avec le Rouge et Or.

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ORLANDO | Après une saison 2018 difficile, Pierre-Karl Lanctôt est animé de grandes ambitions pour sa dernière année dans les rangs universitaires.

« C’est correct de suivre la vague, mais là je veux la devancer, a illustré le garde du Rouge et Or de l’Université Laval. C’est ma dernière chance d’être partant et je n’envisage aucune autre option. D’avoir été laissé de côté pendant quelques parties m’a secoué et m’a ouvert les yeux. Je tenais quasiment pour acquis que j’étais le sixième joueur de ligne offensive de l’équipe. J’ai réalisé qu’il n’y a rien d’acquis. »

Moments difficiles

S’il a vécu une période de remise en question pendant la saison, Lanctôt était convaincu de son choix après les célébrations de la Coupe Vanier. « Après ma saison de misère, mes efforts ont payé avec mon retour au jeu dans les séries éliminatoires et notre victoire de la Coupe Vanier, a-t-il exprimé. J’avais le choix de manger mon pain noir et de travailler fort ou de me cacher dans mon coin. Après notre victoire, j’ai réalisé que je jouais au football pour une raison et que je n’échangerais ma saison 2018 pour rien au monde. J’aurais pu être partant pour toutes les parties et cela n’aurait eu aucune valeur si nous n’avions pas gagné. »

Si la décision n’a pas été prise dans le but de secouer Lanctôt, Justin Éthier estime toutefois que le produit des Géants de Saint-Jean-sur-Richelieu a élevé son jeu d’un cran depuis son retour dans l’alignement. « Après avoir vécu des moments difficiles, PK joue son meilleur football depuis son arrivée avec nous, a affirmé le coordonnateur offensif lavallois. Je l’ai rarement vu dans d’aussi bonnes dispositions. Il est enthousiaste et prêt à se battre pour un poste de partant. J’aime son attitude et il se bat comme un chien. »

Avant le départ pour la Floride, Lanctôt a rencontré son entraîneur de position, Carl Brennan. « On a convenu que j’allais me concentrer uniquement sur la position de garde, a-t-il raconté. C’est là que ça va se passer si j’obtiens une chance au niveau supérieur. J’ai joué à toutes les positions en quatre ans et je suis vraiment content de pouvoir me concentrer sur la position de garde. J’aime mieux l’aspect physique de garde que la vitesse de bloqueur. Je pourrai toujours dépanner comme centre si l’équipe se retrouve dans le besoin comme l’an dernier. »

Deux postes à combler

Lanctôt est en lutte avec Nicolas Guay et Philippe Robitaille pour l’un des deux postes de garde. Quant à Cyrille Hogan-Saindon, il était le deuxième centre au camp de printemps.

À l’instar de Lanctôt, le bloqueur Andy Genois souhaite aussi mériter un poste de partant, lui qui a obtenu son premier départ en carrière l’an dernier.

« Mon objectif est d’être partant et de développer une bonne chimie avec le garde à côté de moi, a souligné le produit des Condors de Beauce-Appalaches. Nous avons un bon groupe et on s’entraide. Ma compréhension du cahier de jeux est meilleure. Je veux améliorer ma compréhension des défensives adverses et de l’environnement, afin de mieux protéger le quart-arrière. »

Le Rouge et Or comptait sur neuf joueurs de ligne offensive en santé en Floride. En plus de Thibodeau qui a été opéré à une hanche pendant la saison morte, deux recrues vont s’ajouter au camp d’entraînement en août pour porter le nombre à 12.

Lutte à trois pour un poste d’ailier espacé

Jordan Duprey tente d’obtenir un poste d’ailier espacé laissé vacant par le départ de Benoît Gagnon-Brousseau.
Photo collaboration spéciale, Kevin Kolczynski
Jordan Duprey tente d’obtenir un poste d’ailier espacé laissé vacant par le départ de Benoît Gagnon-Brousseau.

Une belle lutte se dessine pour le poste d’ailier espacé du côté large du terrain.

En Floride, la bataille se déroule entre Jordan Duprey et Antoine Dansereau-Leclerc, pour combler le départ de Benoît Gagnon-Brousseau qui a complété son parcours universitaire.

Il faudra ajouter Christian Dallaire au duo au camp d’entraînement. Le Beauceron n’a pas fait d’opposition au camp de printemps, afin d’éviter les risques de blessure en prévision du camp d’évaluation régional de la LCF qui se déroulera le 13 mars à Montréal.

« Ça fait du bien de changer de position, a mentionné Duprey, qui a évolué principalement comme demi inséré à ses deux premières campagnes à Laval. J’aime les deux positions, tant que j’ai la chance de jouer. Ça fait du bien d’obtenir plus de répétitions. »

« J’étais conscient qu’il y avait des gars devant moi, rajoute le produit des Géants de Saint-Jean-sur-Richelieu. J’ai appris derrière un gars comme Jonathan Breton-Robert. C’est long le processus universitaire. Beaucoup de crédit aussi revient à Guillaume Rioux et Justin Éthier, qui m’ont enseigné des techniques qui me permettent de me démarquer même si je suis plus petit. »

Saine compétition

Dansereau-Leclerc caresse lui aussi le même objectif. « La compétition est saine et, à la fin de la journée, le meilleur sera partant, a-t-il indiqué. Comme Jordan, je suis plus petit, mais je mise sur ma vitesse et mes changements de direction. Le plan A est d’être partant, mais je vais me donner à 100 %, peu importe mon rôle. Je suis là pour aider l’équipe en premier. Avec un an d’expérience, le jeu a ralenti et je comprends mieux. Ça fait une grande différence. »

Justin Éthier trace des similitudes entre Gagnon-Brousseau et les prétendants à son poste. « Ils ont le même style et le même chien, a indiqué le coordonnateur offensif du Rouge et Or. Nous avons les éléments pour le remplacer, mais Ben était tellement le fun à coacher. Sa bonne humeur était contagieuse. »

Partant comme retourneur l’an dernier, Dansereau-Leclerc est encore dans les plans du coordonnateur des unités spéciales, Mathieu Bertrand.

Dupuis pas de retour

Duprey a perdu un bon ami au cours de la saison l’an dernier, quand l’ailier espacé Hugo Dupuis a quitté l’équipe pour des raisons de santé. « Ce fut difficile, mais il y a autre chose que le football dans la vie. On se parle encore régulièrement. » Dupuis ne sera pas de retour en 2019.

Partant comme ailier espacé à la Coupe Vanier l’an dernier, Vincent Forbes-Mombleau est de retour comme demi inséré. C’est à cette position que la recrue par excellence du RSEQ l’an dernier va de nouveau évoluer.

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