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Le «NM Apollo» reprend du service ce vendredi

Le «NM Apollo» reprend du service ce vendredi
PHOTO d'archives, STEVE GERONAZZO

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Après avoir été à l'arrêt pendant 10 jours, le traversier «NM Apollo», qui effectue la traversée entre Matane et la Côte-Nord, reprendra finalement du service vendredi après-midi.

Les inspecteurs mandatés par Transports Canada pour évaluer les réparations effectuées sur le navire ont donné le feu vert jeudi après-midi, après qu'un ajustement eut été apporté à la porte d'embarquement qui nécessitait un réalignement.

Ainsi, la première traversée se fera à 14 h, vendredi, en direction de Godbout sur la Côte-Nord, là où le navire était entré en collision avec une infrastructure terrestre le 25 février dernier.

Durant le week-end, il y aura deux allers-retours entre les deux rives pour répondre à la demande accrue, à cause de la semaine de relâche.

Les hôteliers affectés

À Matane, plusieurs hôteliers et aubergistes contactés par TVA Nouvelles ont expliqué que les multiples interruptions de service ces derniers mois ont eu d'importantes conséquences sur leur achalandage.

«On a 20 % à 25 % de clientèle de moins que si le bateau circulait et que le trafic se [faisait] normalement», a souligné la propriétaire du Motel le Campagnard, Jocelyne Thibault.

Dans les différents motels et auberges, on a aussi appris à jongler avec les annulations.

«Normalement, on doit annuler 24 heures d'avance, mais là on prend les annulations bien plus tard que ça parce que c’est une situation qu'ils n'ont pas choisie», a ajouté Mme Thibault.

On craint aussi que les impacts se fassent ressentir cet été.

«Avec la publicité qui se fait actuellement sur la traverse, c'est difficile de confirmer [aux voyageurs] que tout sera normal», a ajouté Mme Thibault.

Selon le député Pascal Bérubé, la saga «envoie une très mauvaise image de la région, en plus d'engendrer d'importants impacts économiques».

Le député péquiste de Matane-Matapédia se dit d'ailleurs étonné et déçu qu'il n'y ait pas encore eu d'annonce concernant un programme d'indemnisation.

«Plusieurs secteurs dépendent de la traverse, surtout l'hiver notamment avec la motoneige. Ce que je demande prioritairement, c'est que si on ne peut pas garantir la traversée, il faut indemniser toutes ces personnes qui ont perdu du temps, de l'argent, des nuitées, des contrats.»