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Réseau de transport structurant: Régis Labeaume revient à la charge

Le financement de 3 G$ doit être garanti, prévient-il

Rémy Normand et Régis Labeaume ont pressé les deux gouvernements supérieurs de s’entendre pour garantir le financement à 100 % du Réseau structurant de transport de la Ville de Québec.
Photo Jean-François Desgagnés Rémy Normand et Régis Labeaume ont pressé les deux gouvernements supérieurs de s’entendre pour garantir le financement à 100 % du Réseau structurant de transport de la Ville de Québec.

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Régis Labeaume a de nouveau sonné la charge auprès des gouvernements fédéral et provincial pour que le financement, à 100 %, du Réseau structurant de transport en commun de Québec soit rapidement confirmé.  

 C’est la requête pressante faite jeudi, en point de presse, par le maire de Québec. Identifiant plusieurs solutions possibles, l’administration municipale estime « qu’il y a de l’argent partout » dans les coffres des deux paliers de gouvernement supérieur. « On fait les frais d’une mésentente technique entre les deux gouvernements, alors qu’il y a plein d’argent disponible, a soutenu le maire. Il y a urgence d’agir pour éviter les retards. Ça prend de la volonté politique. » D’après lui, « si on n’a pas le signal, il n’y aura que la ligne bleue et le REM qui vont fonctionner [à Montréal]. On n’aura pas une cent, nous autres. »  

Une demande au fédéral 

L’enveloppe fédérale de 5,2 milliards $, sur 10 ans, pour le transport en commun au Québec est répartie selon l’achalandage. Or, ce critère désavantage Québec au détriment de Montréal. « Le fédéral condamne les plus petites villes à conserver de petits systèmes », a déploré le maire. À ses yeux, il serait plus logique d’utiliser plutôt le critère de la population desservie. 

En fin de journée, le ministre fédéral, François-Philippe Champagne, a laissé entendre que le critère de l’achalandage ne sera pas changé. Cela dit, ce dernier a ajouté ceci : « Je ne comprends pas où est le problème. On a l’argent et on a la volonté politique au fédéral. Il manque juste la demande du gouvernement du Québec. »  

Autres suggestions au provincial  

M. Labeaume pense par ailleurs que le Québec pourrait utiliser le volet Infrastructure verte de 1,8 milliard $ du fédéral au Québec pour financer le réseau. « Il n’y a aucun projet important qui soit aussi payant en terme environnemental qu’un projet de transport collectif », a-t-il fait remarquer.  

L’autre alternative, d’après le maire, serait de puiser l’argent dans le Fonds vert où les surplus sont de 800 millions $. « Quant à moi, tout l’argent devrait aller là [au projet de Québec] demain matin », a-t-il soutenu. 

Sébastien Lépine, directeur des Communications au bureau du ministre des Transports, François Bonnardel, a répété que l’engagement du Québec est de financer le mégaprojet « à hauteur de 60 % (1,8 milliard $). Pas un sou de plus ». 

De son côté, Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, a regretté le fait que « Régis Labeaume essaye de mettre la faute sur les gouvernements supérieurs, mais c’est sa faute à lui si le financement n’est pas attaché ».