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De belles surprises

Les entraîneurs de l’Université Laval font le bilan de leur semaine au camp en Floride

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 ORLANDO | Même s’il s’agissait du dernier camp de printemps en Floride, Glen Constantin a quitté Orlando le cœur léger.  

«J’étais conscient que nous avions du talent, mais j’ai eu la confirmation que nous aurons une bonne équipe encore malgré de gros départs, a mentionné l’entraîneur-chef Glen Constantin. C’est une chose de le penser sur papier, mais c’est le fun de le voir sur le terrain. Nous avons encore des maillons forts avec le retour de pratiquement toute la ligne offensive qui est bien dirigée par Samuel Lefebvre. La production va venir de différents joueurs. Comme ce fut le cas dans le passé quand Mathieu Bertrand et Benoît Groulx ont quitté, des équipes parlaient dans le recrutement que Laval ne serait pas aussi fort en raison du départ de Hugo (Richard).»  

 Marc Fortier abondait dans le même sens. «Il y en avait plusieurs qui avaient des doutes en raison du départ de Mathieu (Betts), mais ces doutes ont été dissipés cette semaine, affirme le coordonnateur défensif de Laval. On a de bons joueurs et je n’ai pas besoin de demander à Glen d’en trouver d’autres. On va miser sur une bonne défensive qu’on va bâtir ensemble. Ce n’était pas une défensive de fin de saison et ce n’était pas parfait, mais nous avons tenu notre bout contre l’une des meilleures lignes offensives au pays et nous allons bâtir une bonne défensive. Souvent dans un camp comme ça, on vit des moments en montagnes russes. Ce ne fut pas parfait, mais il y avait une bonne attitude et une bonne énergie.»  

Performances des quarts-arrière  

Justin Éthier a aimé ce qu’il a vu de ses quarts-arrière. «On vit une période de transition et ce fut difficile par moments parce que notre défensive possède beaucoup de vitesse, mais je suis content de la façon dont les quarts-arrière se sont comportés, a mentionné le coordonnateur offensif du Rouge et Or. Ils se sont bien relevés après un mauvais jeu.»  

 «Samuel (Chénard) a bien dirigé l’offensive et il a assumé un bon leadership, poursuit Éthier. On ne voulait pas qu’il rentre dans une mauvaise séquence. Il se replaçait après un mauvais jeu. Jeudi, il a gardé le ballon trop longtemps à certaines occasions. Il doit se faire confiance. Le radar est sur lui et il va faire des erreurs comme Hugo en a fait avant lui.»  

 Éthier a eu de bons mots pour Jordan Duprey qui se bat pour un poste de partant comme ailier espacé. «Il n’a pas froid aux yeux même si c’est le plus petit joueur sur le terrain. Il a du chien à revendre. C’est un joueur de football.»  

Technique à développer  

Fortier avait de bons mots pour quelques joueurs en défensive. « On savait qu’Alexandre (Deblois) était bon, mais on a pu voir qu’il est de calibre universitaire. Il est assez poli techniquement et il est fort. Il possède un bon moteur et une bonne attitude. Quant à Arnold (Mbembe), il possède la matière première, mais il a besoin d’être poli. Comme dans le cas de Kean (Harelimana) il y a deux ans, on peut prendre notre temps avec Darren (Kyeremeth). Il n’a pas besoin d’être partant dès le départ, mais il aura un rôle important tant en défensive que sur les unités spéciales dès sa première saison. »  

Kevin Nichols part le cœur gros  

Une douche froide n’a jamais eu aussi bon goût.  

L’entraîneur des demis défensifs et responsable vidéo, Kevin Nichols, en était à son dernier entraînement avec le Rouge et Or, lui qui a accepté le poste d’entraîneur-chef des Pionniers de Rimouski, et les joueurs lui ont fait sentir leur appréciation en lui offrant une douche glacée.  

«Je ne l’ai pas ressenti pendant le camp, mais je suis nostalgique maintenant que c’est fini, a-t-il exprimé en tentant de réprimer ses émotions. Je ne m’attendais pas à ça. C’est pourquoi j’ai des nœuds dans la gorge. C’est difficile de quitter après sept ans.»  

Nichols ne remet toutefois pas en question son choix. «Je connaissais mon rôle à Laval et je n’avais pas le choix de quitter si je voulais avancer sur le plan professionnel, a expliqué celui qui a paraphé une entente de trois ans avec les Pionniers. J’étais conscient de la situation, mais le plus dur a été de me le dire. Je quitte peut-être pour mieux revenir. Je suis arrivé avec un bagage limité et je quitte après avoir fait ma place et laissé une bonne impression. Certains ont tout cuit dans le bec en sortant de l’université et ne connaîtront pas les jobs plus ingrates, mais c’est le fun de commencer au bas de l’échelle et de gravir les échelons.»  

 Défi personnel  

 «À l’aube de mes 30 ans, je dois être plus stable et obtenir une meilleure sécurité, d’ajouter celui qui n’a disputé qu’une saison dans les rangs collégiaux. C’est un défi personnel.»  

Nichols est emballé par le défi qui se présente à lui. « C’est flatteur que les Pionniers croient en moi et je vais tout donner, a-t-il raconté. Je suis là depuis le 15 janvier et je suis traité comme un roi. J’avais eu une offre dans le passé de Beauce-Appalaches, mais ce n’était pas ce que je souhaitais. J’ai aussi passé une entrevue pour le poste de coordonnateur défensif à Carleton, mais je n’avais pas été retenu.»  

Présent à Orlando pour former son successeur comme responsable vidéo, Nichols a aussi dirigé les demis défensifs puisqu’Olivier Turcotte-Létourneau n’a pas été en mesure de se libérer pour faire le voyage.