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Un étudiant coupable d’avoir frappé un chauffeur du RTC

Le jeune homme était furieux de ne pas pouvoir monter à bord de l'autobus pour se rendre à un examen

Un étudiant coupable d’avoir frappé un chauffeur du RTC
Photo Sophie Côté

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Un étudiant universitaire qui a asséné un violent coup de poing au visage d’un chauffeur du RTC et qui a menacé de le tuer parce qu’il était furieux de se voir refuser l’accès à l’autobus pour se rendre à un examen a plaidé coupable.  

Vincent Dallaire, un jeune homme de 22 ans grand et maigre qui n’a rien de l’apparence d’un dur à cuire, devait se rendre à l’Université Laval pour un examen en génie mécanique, le matin du 3 mai 2018.   

Un chauffeur qui cumule 34 ans d’expérience au sein du Réseau de transport de la Capitale (RTC) a arrêté son Métrobus 800 à l’intersection de l’avenue Royale et de la rue Hugues-Pommier, à Beauport, pour que le jeune homme puisse monter à bord.   

Le hic: la carte OPUS de l’étudiant était expirée. Le chauffeur lui a refusé l’accès à l’autobus, en lui demandant de sortir, d’aller se chercher de l’argent et de revenir dans 10 minutes, moment où un autre autobus passera.   

Vincent Dallaire a alors insisté, expliquant qu’il devait rapidement se rendre à l’Université Laval pour un important examen.   

Furieux que le chauffeur refuse tout de même de le faire monter à bord, Dallaire a lui asséné un violent coup de poing au visage.   

Il a ajouté, en descendant de l’autobus, qu’il allait «le tuer», avant de prendre la fuite.   

Dallaire a été arrêté 24 heures plus tard, puis accusé de voies de fait ayant causé des lésions corporelles et de menaces de mort, les deux chefs pour lesquels il a plaidé coupable vendredi.   

Un étudiant coupable d’avoir frappé un chauffeur du RTC
Photo Sophie Côté

Opération au nez  

Le chauffeur a subi une commotion cérébrale et a dû avoir une opération pour réaligner son nez, qui a durement encaissé le coup de poing.   

Le jeune accusé, sans antécédent judiciaire, reviendra devant le juge René de la Sablonnière à la fin mai pour les observations sur la peine.   

Ce dernier lui a demandé, après l’avoir déclaré coupable, quel était son examen. «Génie mécanique, dessin de machines», a répondu d’un ton faible le jeune homme.   

Le fait que sa victime soit un chauffeur d’autobus sera présenté comme un facteur aggravant par le procureur de la Couronne, en mai.   

«En 2015, le législateur a modifié la loi pour y inclure le fait qu’un individu commette des voies de fait à l’égard de quelqu’un qui conduit un transport public comme une circonstance aggravante», a expliqué en marge de l’audience Me Matthieu Rochette.   

L’avocat de Dallaire a déjà précisé à la cour qu’il demandera une absolution pour son client. Un rapport présentenciel a été demandé.