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De plus en plus de robots à Québec

Plusieurs avancées en intelligence artificielle

Le scientifique de données Feng Ding et son équipe travaillent à développer des modèles mathématiques qui contribueront à faire de Québec une ville intelligente.
Photo Annie T. Roussel Le scientifique de données Feng Ding et son équipe travaillent à développer des modèles mathématiques qui contribueront à faire de Québec une ville intelligente.

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L’intelligence artificielle gagne du terrain à Québec, et la Ville intensifie ses chantiers pour que ses robots transforment de plus en plus le quotidien des citoyens.

Une équipe à la Ville de Québec travaille à pied d’œuvre depuis un peu plus de deux ans pour tirer tout le potentiel possible de différentes récoltes de données. Avec l’aide des robots et l’intelligence artificielle, l’analyse de ces données peut avoir un impact majeur sur l’efficacité du déneigement, la réduction du temps d’attente aux feux de circulation et la prévention des inondations, notamment.

L’objectif est toujours « de faciliter la vie des citoyens », pointe Feng Ding, un scientifique de données à la Ville qui donnait, samedi, une conférence sur la ville intelligente de demain dans le cadre de l’événement HackQc au Port de Québec.

Déneigement intelligent

Une problématique typiquement québécoise à laquelle veulent s’attaquer les scientifiques est le déneigement. M. Ding et ses collègues ont commencé à explorer, au cours des derniers mois, les façons d’optimiser les opérations sur le territoire de la ville. La comptabilisation des données est déjà entamée alors que des GPS suivent à la trace certains camions municipaux.

« Chaque année est différente, surtout à cause des changements climatiques. Nous, ce qu’on doit faire, c’est prendre les données, les conditions des routes et les disponibilités des camions pour optimiser le déneigement », explique M. Ding.

« Éventuellement, [l’objectif] serait d’arriver à avertir le citoyen pour lui dire à quel moment son secteur sera déneigé. On veut aller jusque-là », laisse entendre Denis Dufour, évoquant les nombreux appels au 3-1-1 à ce sujet.

Cours d’eau

L’importante inondation survenue l’hiver dernier dans le quartier Duberger-Les Saules a fait de la prévention des inondations l’une des priorités de cette équipe prometteuse.

À l’aide de capteurs hydrométriques, de caméras et de l’intelligence artificielle, les autorités aimeraient arriver à détecter presque instantanément la formation d’embâcle ou de débordement dans certains secteurs critiques.

« On serait aussitôt capable d’analyser le risque et l’impact » sur la population environnante, souligne le scientifique d’origine chinoise, qui habite Québec depuis 1995, après avoir fait des études universitaires à Shanghaï et en Belgique.

Moins d’attente aux feux rouges

Tout automobiliste arrêté à une lumière rouge a déjà ruminé dans son véhicule en voyant que les rues autour sont désertes. Les scientifiques de la Ville s’y attaquent. Déjà, des senseurs sont placés sous la chaussée à certains endroits. Ceux-ci sentent le poids du véhicule et font tourner la lumière au vert en l’absence de circulation.

Cette optimisation des transports gagnera aussi les autobus du Réseau de transport de la Capitale. Plusieurs d’entre eux seront munis d’une technologie de « préemption », qui permettra au conducteur de bus d’avertir une lumière de son arrivée imminente. Celle-ci tourne alors au vert, et les lumières suivantes se synchronisent afin de favoriser la circulation fluide du transport collectif.


Ces nombreuses initiatives ont tout de même permis à Québec de se démarquer sur la scène pancanadienne. La Ville figure parmi les cinq finalistes au Défi des villes intelligentes, organisé par Infrastructure Canada, qui récompensera la municipalité gagnante d’une enveloppe de 50 M$.