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Dépister tôt: la clé pour survivre au cancer colorectal

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Le cancer colorectal est l’un des plus répandus au Canada, mais s’il est détecté assez tôt, les chances de rémission sont bonnes. Il s’agit d’un message que la Société canadienne du cancer tente de véhiculer.

«Si mon père avait su plus tôt, la tournure des événements aurait été complètement différente», estime le chanteur Ludovick Bourgeois, dont le père Patrick est décédé des suites de ce type de cancer.

Que serait-il arrivé si l’ancienne vedette des BB avait appris l’existence du test TIF (Test Immunochimique Fécal) plus tôt? Le jeune musicien se le demande.

C’est donc pour permettre à d’autres familles d’avoir cette chance que Ludovick s’est donné comme mission de diffuser de l’information sur le cancer colorectal, qui touche 6800 Québécois chaque année.

«Seulement en parler, si ça peut sauver une personne, le travail sera fait», estime-t-il.

Une question de temps

Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer au Canada et le temps constitue un élément clé dans son développement.

Si un individu apprend qu’il est atteint de ce cancer en stade 1, ses chances de survie sont de 90%, mais elles baissent à 13% lorsqu’on atteint le stade 4.

D’où l’importance du test TIF, qui est d’ailleurs gratuit.

«On doit obtenir une prescription de son médecin de famille. On prend un échantillon de selles qu’on remet à l’intérieur, on l’apporte au centre de prélèvement et le test est envoyé. Le médecin vous contacte ensuite si le test est positif», explique Josée Parent, de l’Association des gastro-entérologues du Québec.

L’histoire d’Yves

Yves Dubé, un survivant du cancer du côlon, a fait ce test à 50 ans et ne présentait aucun symptôme. «Elle [le docteur] m’a dit que si j’avais été diagnostiqué entre six mois à un an plus tard, il aurait probablement été trop tard», a-t-il raconté.

Après avoir reçu son diagnostic, un cancer stade 2, l’homme a subi une chirurgie et a fait de la chimiothérapie. «À ce moment, j’avais un garçon de 10 ans et je trouvais qu’il était jeune pour perdre son père [...]. J’avais envie de le voir grandir», ajoute-t-il.

Son histoire a sensibilisé les membres de sa famille. Puisque son cancer touche autant les hommes que les femmes. Sa sœur a passé le test, ce qui lui a permis de détecter une condition anormale et d’enrayer les chances de cancer avec seulement une chirurgie d’un jour.

D’après un reportage de Kariane Bourassa