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D’un Tremblay à un autre

Henri Chassé personnifie le célèbre dramaturge québécois durant ses années d’enfance

Henri Chassé (à gauche), qui se glisse dans la peau d’un Michel Tremblay enfant, questionne sans arrêt les gens de son entourage, dont son amie Ginette (Gwendoline Côté, à droite) et sa mère, Nana (Guylaine Tremblay, ci-dessous).
Photo Caroline Laberge Henri Chassé (à gauche), qui se glisse dans la peau d’un Michel Tremblay enfant, questionne sans arrêt les gens de son entourage, dont son amie Ginette (Gwendoline Côté, à droite) et sa mère, Nana (Guylaine Tremblay, ci-dessous).

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Henri Chassé rêvait, lorsqu’il était plus jeune, de jouer du Michel Tremblay. Après avoir fait partie des distributions de Bonjour, là, bonjour et Le vrai monde, le comédien est de nouveau plongé dans l’univers du dramaturge québécois.

Une immersion qu’il vit depuis Encore une fois, si vous permettez, présentée en 2016 et 2017, et avec Enfant insignifiant, qui est en tournée et qui s’arrête, le 17 mars, à la Salle Albert-Rousseau.

Henri Chassé (à gauche), qui se glisse dans la peau d’un Michel Tremblay enfant, questionne sans arrêt les gens de son entourage, dont son amie Ginette (Gwendoline Côté, à droite) et sa mère, Nana (Guylaine Tremblay, ci-dessous).
Photo Caroline Laberge

Narrateur dans Encore une fois, si vous permettez, où il personnifiait Michel Tremblay à différents âges, Henri Chassé se glisse à nouveau dans la peau de l’auteur durant son enfance, dans les années cinquante.

Adaptation du roman Conversation avec un enfant curieux, la pièce Enfant insignifiant raconte l’histoire de Michel, un enfant curieux et tenace qui bombarde son entourage de questions. Un Michel Tremblay qui a besoin de comprendre le monde qui l’entoure afin de pouvoir y trouver sa place.

Comme dans la pièce Encore une fois, si vous permettez, Henri Chassé retrouve Guylaine Tremblay dans le rôle de Nana, la mère du dramaturge.

« C’est une chose qui n’arrive jamais de jouer les mêmes personnages dans deux productions consécutives. C’est passionnant », a fait remarquer le comédien, lors d’un entretien téléphonique.

Henri Chassé (à gauche), qui se glisse dans la peau d’un Michel Tremblay enfant, questionne sans arrêt les gens de son entourage, dont son amie Ginette (Gwendoline Côté, à droite) et sa mère, Nana (Guylaine Tremblay, ci-dessous).
Photo Caroline Laberge

La pièce se déroule à Key West, sur le bord de la mer, où Michel Tremblay relit le roman qu’il vient de terminer. Et tout à coup, sa mère, son père, sa grand-mère, sa maîtresse d’école, son amie Ginette et les autres personnages du livre surgissent.

Le défi d’Henri Chassé en est un d’importance. Il est 1 h 50 sur les planches avec 25 scènes consécutives. Il est le moteur de la pièce.

« Mon personnage pose des questions et il est constamment en rapport avec les autres. Je joue tour à tour avec chacun des personnages. J’entre comme dans un tunnel et, au bout de 15 minutes, j’atteins une vitesse de croisière et ça passe ensuite très rapidement », a-t-il indiqué.

Un théâtre drôle

Henri Chassé, qui est originaire de l’Outaouais, avait comme rêve, lorsqu’il est arrivé à Montréal en 1977, d’étudier au Conservatoire d’art dramatique.

Il voulait jouer du Tremblay.

Henri Chassé (à gauche), qui se glisse dans la peau d’un Michel Tremblay enfant, questionne sans arrêt les gens de son entourage, dont son amie Ginette (Gwendoline Côté, à droite) et sa mère, Nana (Guylaine Tremblay, ci-dessous).
Photo Caroline Laberge

« Comme bien des acteurs québécois. Un peu comme un Russe qui veut jouer du Tchekhov, ou un Américain avec du Arthur Miller ou du Tennessee Williams », a-t-il mentionné.

Le comédien se souvient d’avoir été bouleversé lorsqu’il a vu la première du Vrai monde en 1987, au Théâtre du Rideau Vert.

« Il y a une dimension extrêmement théâtrale dans les œuvres de Tremblay. Ses personnages sont très forts. Ils ont des choses à dire et ils vont le dire. Que ce soit secrètement ou à haute voix. Il a une belle compréhension de l’être humain. C’est un observateur », a-t-il précisé.

Henri Chassé rappelle aussi une chose qu’on a parfois tendance à oublier. Le théâtre de Michel Tremblay est extrêmement drôle.

« Je me souviens d’être en train de lire ses romans, dont Des nouvelles d’Édouard, dans le métro, et d’éclater de rire à haute voix. Il a un sens de l’humour hallucinant », a-t-il fait savoir.


► Enfant insignifiant est présentée le 17 mars, à 20 h, à la Salle Albert-Rousseau.