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«La Maison aux 67 langues»: mettre fin au conflit israélo-palestinien

«La Maison aux 67 langues»: mettre fin au conflit israélo-palestinien
Photo courtoisie, Théâtre La Licorne

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Le théâtre La Licorne a choisi de traiter du conflit israélo-palestinien au Proche-Orient dans une pièce à saveur humoristique, voire absurde, en évitant de tomber dans la morale. L’auteur Jonathan Garfinkel originaire de Toronto, dont le texte est présenté pour la première fois en français, a souhaité faire interagir Palestiniens et Israéliens.

« C’est une pièce très fantaisiste », dit la comédienne Violette Chauveau qui figure dans la distribution et qui admet avoir été au départ hésitante face à ce projet. « J’ai d’abord eu très peur, car c’est un sujet délicat et nous sommes à l’extérieur du conflit. Mais à la lecture, j’ai trouvé le texte très sympathique et rafraîchissant. »

L’histoire se déroulant à Jérusalem, on assistera à la rencontre improbable entre Abu Dalo (Ariel Ifergan), un intellectuel palestinien, et Shimon (Daniel Gadouas), un militaire israélien. « On fait un parallèle avec la politique, dit la comédienne. Ils vont se retrouver dans la même maison et ils seront en conflit. »

S’ajouteront ensuite les enfants de ces deux personnages, dont Suha, une adolescente israélienne avec un côté rebelle et Alex, un jeune Palestinien de 15 ans, plutôt idéaliste, souhaitant trouver une façon de régler le conflit israélo-palestinien. « Il est question d’une histoire d’amour improbable, ajoute l’actrice. À travers l’humour, tout est permis. »

Conflit sans fin

L’auteur qui a voyagé en Israël a voulu, par sa pièce, dédramatiser le conflit israélo-palestinien que l’on connaît. La pièce retrace les grandes lignes du conflit sans entrer dans les détails.

« C’est un auteur qui ne se prend pas au sérieux, mais il a étudié dans une école juive à Toronto, fait remarquer Violette Chauveau. Il a compris que c’est souvent l’humour qui unit les gens, ce qui explique le ton humoristique de la pièce. »

Personnages inusités

Parmi les personnages, on retrouvera donc une maison et un chameau qui parlent et qui entrent dans la danse et le jeu de la séduction, souhaitant même des relations sexuelles entre Palestinien et Israélien, espérant ainsi mettre fin aux conflits.

« Nous sommes dans le fantastique et le délire, souligne la comédienne. On a une maison qui est prête à accueillir un Palestinien et un Israélien. »

Bref, un peu n’importe quoi pour parler d’enjeux sérieux en les transportant vers la dérision.

On nous dit néanmoins que l’on souhaite principalement, par le biais de cette pièce, transmettre une lueur d’espoir.

 

La Maison aux 67 langues

  • Auteur : Jonathan Garfinkel
  • Traduction : François Archambault
  • Mise en scène : Philippe Lambert
  • Distribution : Violette Chauveau, Frédéric Desager, Daniel Gadouas, Ariel Ifergan, Alice Pascual, Gabriel Szabo et Mounia Zahzam
  • Jusqu’au 23 mars au théâtre La Licorne