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Colombie: une nouvelle destination de groupe qui en met plein la vue

La capitale de la Colombie, Bogota.
Photo Adobe Stock La capitale de la Colombie, Bogota.

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Il est rare qu’une nouvelle destination s’ajoute au catalogue des voyagistes. C’est le cas avec la Colombie qui, outre Carthagène, était quasiment interdite au tourisme à cause des conflits armés qui y régnaient depuis plus de 50 ans.

Avec le retour du calme, le pays s’ouvre rapidement au tourisme et c’est maintenant qu’il faut y aller, avant que la destination ne perde sa candeur. L’entreprise Voyages Traditours a œuvré durant les deux dernières années à la mise sur pied du premier voyage organisé en terre colombienne offert à la clientèle québécoise. Une vingtaine de voyageurs a répondu à l’appel et exploré la Colombie durant 17 jours, en toute sécurité. Notre collaborateur les a accompagnés.

Un premier groupe de Québécois prend part au premier voyage organisé par Traditours en Colombie.
Photo Agence QMI, Yves Ouellet
Un premier groupe de Québécois prend part au premier voyage organisé par Traditours en Colombie.

Une succession de découvertes

La Colombie a beaucoup à offrir aux voyageurs, mais on est d’abord frappé par sa biodiversité ahurissante. À cause de l’influence du Pacifique, de la mer des Caraïbes et des hauts sommets des Andes, il y règne quatre climats distincts, de la chaleur tropicale aux neiges éternelles. Chacun de ces paliers se prêtant à des cultures distinctes comme le café, la pomme de terre, la canne à sucre, les fleurs et tout ce qui peut s’imaginer comme fruits et légumes.

Bogota, une ville de couleurs.
Photo Agence QMI, Yves Ouellet
Bogota, une ville de couleurs.

En arrivant à Bogota, on constate la météo tempérée de la capitale qui culmine à 3170 mètres d’altitude, où se trouve le sanctuaire de Monserrate. Déjà, au second jour du programme, on s’étonne de marcher entre les formations rocheuses du spectaculaire désert de la Tatacoa, où on se baigne dans les piscines les plus hallucinantes qui soient. Plus tard, la traversée du parc national de Puracé, largement au-dessus de 3000 mètres, nous fera goûter un froid saisissant alors qu’en fin de voyage, la chaleur torride de Carthagène ravit les baigneurs.

Carthagène.
Photo Adobe Stock
Carthagène.

Villes et couleurs

L’itinéraire du voyage débute à Bogota et se termine à Carthagène. Les principales autres étapes urbaines seront San Agustin, Popayan et la capitale de la salsa : Cali.

Bogota se démarque par ses couleurs exubérantes s’exprimant sur de nombreuses fresques murales ou de grands édifices aux teintes étonnantes. Son vaste marché public, Paloquemao, éblouit par les couleurs des étals qui présentent tous les fruits et légumes du monde, que donne la terre colombienne. La Colombie est aussi l’un des plus importants producteurs de fleurs et, là encore, son marché de fleurs nous en met plein les yeux. Même les musées de Bogota explosent de couleurs. Celui de l’or brille par la richesse de ses collections précolombiennes alors que le musée Botero expose les œuvres obèses du grand artiste.

La cuisine colombienne traditionnelle est à l’honneur lors du circuit de groupe désormais offert par Traditours.
Photo Agence QMI, Yves Ouellet
La cuisine colombienne traditionnelle est à l’honneur lors du circuit de groupe désormais offert par Traditours.

Après deux semaines paisibles, Carthagène nous plonge brutalement dans le tourisme de masse, la circulation agressive et la sollicitation insistante.

Ses immenses fortifications, son architecture coloniale et la proximité de la mer font son intérêt.

Histoire et culture

Balade en Jeep Willys, direction les plantations.
Photo Agence QMI, Yves Ouellet
Balade en Jeep Willys, direction les plantations.

San Agustin s’avère un haut lieu de l’histoire colombienne.

De nombreux sites funéraires spectaculaires y témoignent de l’infini respect de ces nations envers leurs morts. Nous avons visité deux de ces sites : le parc archéologique de San Agustin, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, et le parc archéologique de la Colline des Idoles. Dans les deux cas, on découvre plusieurs pierres tombales et sépultures datant de 2000 à 3000 ans. Aujourd’hui, les visiteurs peuvent admirer ces œuvres d’art extraordinaires in situ et comprendre les techniques renversantes de ces peuples décimés par les Espagnols lors de la Conquête.

San Agustin et ses trésors précolombiens.
Photo Agence QMI, Yves Ouellet
San Agustin et ses trésors précolombiens.

Cali a abrité le groupe de salsa le plus populaire de tous les temps, Niche, qui remonte aux années 1980 et auquel on a dédié un musée et un monument au centre-ville. Le souper spectacle s’y impose naturellement. Le parc des Chats y est un endroit fort agréable, inspiré par une œuvre emblématique de l’artiste Hernando Tejada.

La vertigineuse chute Del Mortini.
Photo Agence QMI, Yves Ouellet
La vertigineuse chute Del Mortini.

Culture abondante

La Colombie compte trois grandes régions productrices de café qui lui permettent de se classer au 3e rang mondial des producteurs.

Le café se cultive en altitude (entre 1000 et 2000 m) et à flanc de montagne. Souvent sur des pentes vertigineuses. À Filandia et Salento, nous visitons un centre d’interprétation sur la vannerie puisque la fabrication des paniers tressés s’avère de première importance dans le travail des cueilleurs.

À bord de vieux Jeep Willys datant de la dernière guerre, mais fort bien restaurés, nous nous rendons à une première plantation où nous avons nous-mêmes récolté du café. L’arbuste produisant le café met environ deux ans à avoir ses premiers fruits verts qui passent au rouge lorsqu’ils sont murs, prêts à être cueillis.

Les piscines du désert de la Tatacoa.
Photo Agence QMI, Yves Ouellet
Les piscines du désert de la Tatacoa.

Chute et cathédrale de sel 

À bord d’un « Chiva », un bus rafistolé qui date de 1960, le groupe s’est rendu à la vertigineuse chute Del Mortini, puis dans un « trapiche » où on fabrique le sucre de canne comme dans nos cabanes à sucre ; dans un resto spécialisé dans le cochon d’Inde (que nous n’avons pas dégusté), puis au fil des routes escarpées qui encadrent le fleuve Magdalena.

Dans le village de Raquira, la visite de « l’usine » de poterie est fascinante, mais la découverte la plus impressionnante reste celle de la gigantesque cathédrale de sel de Zipaquira, l’attrait touristique numéro un du pays, entièrement aménagée sous terre, dans une ancienne mine de sel.

Bon à savoir

Le programme développé par Traditours compte plusieurs autres activités et des déplacements quasi quotidiens en bus ainsi que trois vols intérieurs. La cuisine nationale traditionnelle est mise en valeur. L’hébergement est assuré dans des hôtels modernes et luxueux dans les villes ou dans des auberges pittoresques dans les campagnes.

Informations : traditours.com