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Du sirop d’érable pour les coureurs

Le glucose de ce gel énergétique est plus facilement absorbé par le système digestif, selon une nutritionniste

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Des visiteuses au Salon de la course à pied et du triathlon au Palais des congrès de Montréal ont dégusté dimanche un produit québécois énergétique à base de sirop d’érable.

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Un producteur de sirop d’érable de la Montérégie n’a plus assez de ses 7000 entailles pour produire un gel énergétique destiné aux athlètes de haute performance.

Ce printemps, Mario Plouffe prévoit acheter du sirop d’érable à d’autres producteurs acéricoles pour produire ses sachets de gel de sirop d’érable, destinés à être consommés avant et pendant les efforts intenses.

Il estime que la demande double chaque année depuis la mise en marché du produit en 2015. Son gel, nommé Brix, est maintenant distribué dans 200 points de vente au Canada, dans de petits sachets de 38 grammes.

Mario Plouffe à son érablière du mont Yamaska, en Montérégie, où il produit son gel de sirop d’érable.
Photo courtoisie
Mario Plouffe à son érablière du mont Yamaska, en Montérégie, où il produit son gel de sirop d’érable.

Expansion

M. Plouffe songe maintenant à agrandir son terrain à l’Érablière au Boisé du Lac, situé à Saint-Paul-d’Abbotsford sur le mont Yamaska, pour en produire davantage.

Le producteur est un passionné de course en sentiers et il s’entraîne sur le mont Yamaska. Ce sont ses amis coureurs qui l’ont convaincu de mettre sa création en marché.

Le sachet de Brix est essentiellement composé d’une version épaissie de sirop d’érable, qui ne se cristallise pas.

Sans dévoiler la recette, l’homme de 48 ans explique qu’il combine différents sirops afin de pouvoir augmenter la température de cuisson.

Le produit final passe très vite dans le sang, selon lui.

« À la base, ça nous prend un sucre pour avoir de l’énergie rapide et augmenter notre réserve de glycogène. L’avantage du sirop d’érable, c’est qu’il contient des minéraux et des électrolytes », a-t-il expliqué.

M. Plouffe a inventé ce produit en 2013, car les gels énergétiques sur le marché irritaient son estomac. Il a ainsi développé un produit naturel qui lui permet de joindre ses deux passions.

Il a par ailleurs lancé dans les derniers mois une deuxième saveur, qui combine le sirop d’érable à un sel de l’Himalaya.

Nutrition

Le glucose du sirop d’érable est plus doux sur le système digestif que d’autres compositions moins naturelles, selon la nutritionniste Mélanie Olivier.

« Ça règle beaucoup de problèmes pour les gens qui ne tolèrent pas bien les autres gels », a-t-elle reconnu.

Elle précise tout de même que l’effort doit être assez intense pour justifier la prise d’un tel produit.

« Un 5 km, on est capables de faire ça à l’eau claire », a-t-elle illustré.

La coureuse Sandra Clusiau, de Saint-Basile-le-Grand, consomme des sachets de Brix depuis deux ans. Elle en prend un 30 minutes avant de partir, puis récidive aux 5 à 7 km de course, dépendamment du trajet.

« C’est pour m’empêcher d’avoir un down et avoir de l’énergie jusqu’au bout. C’est plus pour prévenir la fatigue », a dit Mme Clusiau, rencontrée au Salon de la course à pied et du triathlon de Montréal, dimanche.

Elle estime maintenant se sentir fatiguée plus rapidement quand elle ne consomme pas son sirop d’érable.