/news/politics
Navigation

Les allégations d’ingérence politique de Trudeau inquiètent

Les allégations d’ingérence politique de Trudeau inquiètent
Photo AFP

Coup d'oeil sur cet article

OTTAWA | Une importante association mondiale regroupant les pays les plus riches de la planète, dont fait partie le Canada, s’inquiète des allégations d’ingérence politique visant le gouvernement Trudeau dans l’affaire SNC-Lavalin.

« Le Groupe de travail de l’OCDE sur la corruption est préoccupé par les allégations récentes d’interférences dans le cadre des poursuites engagées contre SNC-Lavalin », écrit l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un communiqué diffusé lundi.

Argument douteux

L’organisation écorche l’argumentaire du gouvernement Trudeau dans cette affaire. Le premier ministre et son entourage plaident à mots couverts en faveur d’une entente à l’amiable avec SNC-Lavalin dans le but de protéger les employés et retraités de l’entreprise.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Or, l’organisme international souligne que ce genre de considérations économiques ne peut pas être pris en compte lorsqu’on évalue la possibilité de négocier une entente à l’amiable avec une entreprise accusée de fraude.

La firme d’ingénierie est accusée de fraude et de corruption d’agents du gouvernement libyens, de 2001 à 2011, afin d’obtenir des contrats publics dans ce pays.

Enquêtes

Le commissaire fédéral à l’éthique a ouvert une enquête dans la foulée de l’affaire SNC-Lavalin et un comité des Communes se penche aussi sur les allégations d’ingérence politique, ce que l’OCDE perçoit toutefois comme un signe encourageant.

Le bureau de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, fait valoir que son gouvernement « lutte depuis longtemps contre la corruption, y compris par le biais de l’OCDE ».

« Nous continuerons à travailler avec le groupe de travail et à l’informer sur les processus nationaux robustes et indépendants actuellement en cours au Canada, que le groupe de travail a reconnus et encouragés », ajoute-t-on.