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Des pièces usagées pas toujours nettoyées dans les magasins de sport

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Photo Roby St-Gelais L’assistant-gérant François St-Pierre du Sport aux puces de L’Ancienne- Lorette s’assure que chacune des pièces ayant appartenu à des clients se retrouve dans la machine à l’ozone. 

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Les magasins de sport spécialisés dans la vente de pièces d’équipement usagées n’appliquent pas tous la même politique en matière de nettoyage et de désinfection, a constaté Le Journal.  

Si certains estiment entre 75 et 90 % la proportion des pièces d’équipements nettoyées et désinfectées à l’aide d’une machine à l’ozone avant d’être revendues sur le plancher, d’autres passent carrément au peigne fin chacun des morceaux qu’ils reçoivent.  

«Je vais être honnête, et c’est certain qu’on en échappe un peu, dû au roulement. On est l’un des plus gros magasins dans la vente usagée au Québec et c’est dur de tout passer», a relaté le gérant de la succursale Sports aux puces de Laval, Shado Forget.  

Au magasin Echo Sports de Québec, les employés préviennent les clients qu’il est possible qu’ils achètent de l’équipement n’ayant pas été préalablement nettoyé. L’échantillon demeure assez mince, selon le gérant Stéphane Giguère.  

«On avise, mais les choses qui vont sur la peau sont nettoyées. La très grande majorité l’est, mais quand c’est comme neuf et que ça a servi quatre, cinq fois, on ne le fait pas nécessairement. En 25 ans, je n’ai jamais eu de retours de clients!»  

Comme du neuf  

Les succursales de L’Ancienne-Lorette, de Trois-Rivières et de Drummondville de la bannière Sports aux puces font toutefois exception à la règle en éliminant systématiquement toute trace possible de bactéries sur la marchandise ayant déjà servi. Même les gants de baseball ainsi que les bottes et les casques de ski y passent !  

«Tout mon stock entre dans la machine avant qu’il ne soit sur le plancher, et on le lave une à deux fois. Du casque aux patins, tout entre. Dans le cas des patins, on enlève les semelles. On se fait dire par les clients que ça sent le neuf quand ils entrent dans le magasin», assure l’assistant-gérant François St-Pierre.  

L’odeur en entrant nous laisse croire que l’ensemble du stock vendu n’a jamais été utilisé. Le sujet éveille même une anecdote dans la tête de celui qui œuvre dans ce milieu depuis plus d’une dizaine d’années.  

«Quand c’est infecté, c’est trop tard. Cela dit, on a reçu un plastron d’un gars qui ne l’avait jamais lavé. Je l’ai lavé 10 fois dans la machine et ça n’a pas fait la job. J’ai dû le faire tremper pendant une semaine dans une solution et il est revenu», raconte-t-il.  

Équipements prêtés à la LCH  

Dans la LHJMQ, les joueurs qui participent à la Série Canada-Russie sont contraints de porter les casques et les gants que leurs confrères de la Ligue de l’Ouest ont précédemment portés. La Ligue canadienne, qui chapeaute l’événement, n’a pas répondu à nos questions.  

«Les équipes hôtes s’occupent de nettoyer et de désinfecter les casques et les gants quand elles les reçoivent. Le reste du temps, c’est une gestion à l’interne des équipes », a spécifié le directeur des communications de la LHJMQ, Maxime Blouin.