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Bactéries dans l'équipement de hockey: des vestiaires à faire rêver au Collège de Lévis

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le Collège de Lévis est l'un des seuls clubs de hockey mineur/scolaire de la région à nettoyer l'équipement de ses hockeyeurs alors que chacun des joueurs possède son propre casier, lundi 25 février 2019. Un vestiaire des commandeurs de Levis. STEVENS LEBLANC/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI)

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Le Collège de Lévis a pris les grands moyens pour offrir à ses hockeyeurs un environnement unique en investissant des dizaines de milliers de dollars dans les vestiaires de son complexe sportif. Les bactéries n’ont qu’à bien se tenir !  

Depuis l’automne 2015, les clubs de hockey de cet établissement privé de la Rive-Sud de Québec, membres de la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS), profitent des installations à la fine pointe du Complexe 2 Glaces Honco.  

Le vestiaire en merisier des Commandeurs de Lévis aide à la chasse aux microbes, selon l’ancien hockeyeur Claude Boivin, qui s’occupe de la logistique de l’équipement du programme.
Photo Stevens LeBlanc
Le vestiaire en merisier des Commandeurs de Lévis aide à la chasse aux microbes, selon l’ancien hockeyeur Claude Boivin, qui s’occupe de la logistique de l’équipement du programme.

Les cinq équipes ont leur propre vestiaire en merisier muni d’un système de ventilation intelligent et d’un système de chauffage. À en faire saliver certains clubs de la LHJMQ. De plus, chaque joueur a son casier sur lequel toutes les pièces de son équipement sont soigneusement étendues avant et après les entraînements pour faciliter le séchage. Les chandails, les bas et les combines sont nettoyés à la machine.   

«Pour l’équipement, il arrive que les joueurs me demandent de laver leurs épaulettes, mais, sinon, je vaporise deux, trois fois par jour lors des journées d’entraînement avec un produit antibactérien. Pendant la nuit, ça chauffe et ça tue les bactéries», explique l’homme aux multiples chapeaux avec le programme de hockey du Collège de Lévis, Claude Boivin, un ancien choix de première ronde en 1988 des Flyers de Philadelphie.   

Unique  

Selon Boivin, aucun autre programme de hockey mineur ou scolaire ne possède de telles installations, ce qui fait en quelque sorte la renommée du Collège de Lévis dans la LHPS.   

«Si chacune des équipes était installée comme ça dans la LHPS, on réglerait bien des problèmes de bactéries. C’est important de bien faire sécher l’équipement et d’appliquer l’antibactérien. Il y a des programmes sports-études où l’équipement est rangé dans les poches alors qu’il n’a pas séché!» raconte l’ancien dur à cuire, qui dirige notamment l’équipe M18.   

En début de saison, Boivin se déguise en éducateur de la propreté en s’assurant que les recrues sachent comment bien disposer l’équipement dans leur casier. Il lui arrive d’effectuer quelques rappels à l’ordre !   

«Il y a des jeunes qui arrivent et c’est tout croche ! Il faut leur montrer comment placer le stock. Ça prend parfois trois, quatre fois avant qu’ils fassent ça sur le sens du monde», lance-t-il avec le sourire.    

Et dans les écoles?   

Les commissions scolaires n’ont pas de directives claires quant au nettoyage des équipements sportifs à la disposition des élèves dans les gymnases de leurs écoles, selon ce qu’a découvert Le Journal.  

Chaque école est pratiquement libre de faire ce qu’elle veut, bien que l’échantillon soit mince en raison du faible taux de réponse.  

Deuxième réseau scolaire en importance, la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys de Montréal ne recense aucune donnée à ce sujet puisqu’aucune réglementation n’existe, a indiqué une porte-parole, qui semblait pressée de mettre fin à la conversation.  

À Québec, à la Commission scolaire de la Capitale, une école peut nettoyer les casques après chaque utilisation alors qu’une autre ne le fait carrément jamais. Une autre octroie un casque pour chaque élève en début d’année. Quant aux fameux dossards portés par-dessus les vêtements, la plupart des institutions font preuve de négligence en les nettoyant seulement deux à quatre fois par année.  

Pour leur part, les enseignants de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries lavent essentiellement après chaque utilisation les dossards grâce à une machine à laver mise à leur disposition dans l’école où ils œuvrent, selon les informations obtenues.  

Dans les salles de musculation, les jeunes peuvent se servir de bouteilles de produit antibactérien pour désinfecter la machine avant de l’utiliser.