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Le présumé «manager» d’un réseau de trafic de stupéfiants subit son procès

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Filatures, installation de caméras cachées, infiltration d’une cache : c’est par ces moyens que les policiers ont réussi à mettre la main au collet du présumé manager d’un important réseau de trafic de stupéfiants et de deux présumés complices, qui subissent leur procès depuis mardi.

Jonathan Rochette, 32 ans, était le gérant d’un réseau qui écoulait par « milliers » des pilules de méthamphétamine et de la cocaïne, a soutenu devant le jury, mardi, le procureur de la Couronne, Me Juan Manzano, lors sa déclaration d’ouverture.

Comme ses coaccusés Peggy Gagnon, 66 ans, et Antoine Lévesque, 29 ans, Rochette fait face à des accusations en matière de trafic de stupéfiants et d’argent. Il est le seul qui est aussi accusé d’avoir fait des transactions au profit d’une organisation criminelle.

Opérations décortiquées

Même si les techniques policières qui ont permis les arrestations seront mises au jour lors du procès, qui devrait durer plusieurs semaines, la façon d’opérer du réseau allégué sera aussi décortiquée.

Selon la preuve qui sera présentée, le réseau avait quatre caches principales (stash) situées sur les rues Loyola et Bardy, sur la 1re Rue et la rue Clémenceau à Québec, où les livreurs (runners) allaient chercher la drogue.

Les policiers ont installé des caméras à l’extérieur des bâtiments pour être au fait des allées et venues des suspects.

« Des livreurs [qui vont témoigner] vont venir vous dire que dans les différentes stash, il n’y avait que de la drogue. Et par vidéo, vous allez voir les gens sortir et entrer avec des sacs pleins », a indiqué Me Manzano.

Poches de hockey de drogue

« On parle de sacs noirs, des sacs de style poche de hockey noirs, de sacs d’épicerie recyclables pleins de méthamphétamines ou d’autres drogues. » La nature des substances entreposées a également été vérifiée par les enquêteurs, après qu’ils eurent obtenu un mandat pour investir une cache.

Les policiers « ont pris des échantillons et les ont analysés. On va vous montrer les résultats », a expliqué le procureur de la Couronne aux 12 jurés.

Alors que Rochette est présenté comme le manager, Lévesque était son bras droit, a laissé entendre Me Manzano. Il aurait recruté des livreurs et aurait été vu en train de participer au déménagement d’une cache.

Quant à Gagnon, « elle comptait les pilules, organisait et rangeait les sacs » pour faciliter la distribution, a évoqué Me Manzano. « C’était 500 ou 1000 pilules par sac », a-t-il dit.

Le procès a commencé de façon peu commune, alors que des paravents divisaient la salle en deux pour protéger l’identité de témoins qui ont participé à l’installation des dispositifs de surveillance. Ainsi, le public ne pouvait voir le juge, le jury, les avocats, les témoins et les trois accusés, qui eux pouvaient se voir entre eux.

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