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Loranger conteste les 14 reproches de la CMQ sur son éthique

Le maire de L’Ancienne-Lorette se dit «non coupable sur toute la ligne»

Emile Loranger
Photo d'archives, Simon Clark 

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Cité à comparaître pour 14 présumés manquements à l’éthique, le maire de L’Ancienne-Lorette conteste l’ensemble des reproches formulés par la Commission municipale du Québec (CMQ) et promet de se défendre jusqu’au bout. 

Joint par Le Journal en Floride, lundi, Émile Loranger a indiqué en entrevue qu’il allait se battre pour éviter une éventuelle sanction, estimant n’avoir rien fait de mal. 

«Je suis non coupable sur toute la ligne. Je conteste tous les points», a-t-il laissé tomber au bout du fil, disant avoir mandaté son avocat pour préparer sa défense. La date de l’audience n’a pas encore été fixée. 

Rappelons que la direction du contentieux et des enquêtes de la CMQ lui a fait parvenir une citation en déontologie municipale la semaine dernière, lui reprochant notamment de s’être placé en situation de conflit d’intérêts en ayant participé à un vote qui le concernait personnellement lors de la séance du 11 décembre 2018. 

Ce soir-là, trois élus avaient tenté, en vain, de faire adopter une résolution pour demander à la CMQ d’enquêter sur le comportement du maire Loranger depuis 2016, en lien avec la plainte de harcèlement psychologique de son ancienne chef de cabinet (qui s’est finalement réglée hors cour). 

Manque de transparence 

La CMQ reproche aussi au maire de ne pas avoir adopté une conduite exemplaire le soir du 11 décembre, de ne pas avoir exercé ses responsabilités «avec compétence, diligence et de manière appropriée» en plus d’avoir omis d’adopter «un comportement favorisant des communications transparentes, franches et honnêtes». 

«J’ai manqué de transparence [selon eux] ? Il faudrait qu’on m’explique en quoi? Apparemment que je n’aurais pas dû voter, et ça, ça a donné 14 chefs... Ils se sont creusé les méninges en maudit!» 

Le maire de L’Ancienne-Lorette aurait aussi tenté d’influencer les conseillers André Laliberté et Josée Ossio sur les démarches de la Ville auprès de la CMQ, lors de deux dîners distincts en novembre au restaurant Le Rascal. 

Il a ensuite refilé la facture d’environ 120 $ aux contribuables, peut-on lire dans la citation en déontologie. On lui reproche ces «dépenses injustifiées». 

Inquiet 

«C’est quoi “influencer”? Moi, je n’avais jamais entendu parler de cette résolution-là avant le 10 décembre, alors je n’ai pas pu les influencer là-dessus. Ce n’est pas la première fois que je vais dîner avec des conseillers. Ça arrive fréquemment. Est-ce que j’ai parlé du fonctionnement de la Ville avec eux? Oui. Actuellement, la Ville s’en va dans une direction que je n’aime pas, alors je regarde pour avoir des gens qui pensent comme moi», a-t-il expliqué.  

► S’il est trouvé coupable, le maire s’expose à une sanction qui va de la simple réprimande jusqu’à une suspension de 90 jours sans salaire sur chacun des chefs.