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Les appareils Boeing 737 MAX interdits de vol au Canada

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OTTAWA | Les avions Boeing 737 MAX 8 et 9 devront éviter l’espace aérien canadien, a annoncé mercredi le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau.

«De nouvelles informations que nous avons reçues [mercredi] matin provenant de satellites suggèrent une possible similarité, bien qu’elle ne soit pas prouvée, entre l’accident de Lion Air, en Indonésie, et celui d’Ethiopian Airlines», a fait savoir M. Garneau.

Ces données ont convaincu Ottawa de clouer au sol tout appareil Boeing MAX 8 et 9. La mesure de précaution est effective immédiatement et s’applique autant aux vols partant du Canada, traversant le territoire ou arrivant au pays.

Mardi, M. Garneau avait dit vouloir éviter de prendre une décision précipitée alors que la liste d’États bannissant les Boeing 737 MAX s’allongeait. Du lot, on compte une foule de pays européens, l’Inde, l’Australie et la Chine. Les États-Unis font quant à eux bande à part en continuant d’autoriser ces appareils de voler.

Plus de 150 personnes ont perdu la vie, dimanche dernier, dans l’écrasement d’un avion de type Boeing 737 Max d’Ethiopian Airlines. Quelques mois plus tôt, un accident similaire avait fait près de 200 morts en Indonésie.

Au Canada, les transporteurs Air Canada, WestJet et Sunwing comptent respectivement 24, 13 et 4 Boeing 737 Max 8 dans leur flotte. Sunwing avait d'ailleurs décidé mardi de suspendre tout vol de ce type d’appareil.

«Ce qui est arrivé avec le vol de Lion Air en Indonésie, c’est que le pilote se battait avec un logiciel de l’avion qui vise à s’assurer que le nez de l’avion ne soit pas trop incliné vers l’avant», a expliqué M. Garneau.

Il assure toutefois qu’aucun pilote n’a signalé de tel problème au Canada.

Deux incidents

TVA Nouvelles rapportait pourtant, mercredi matin, que deux cas de problèmes techniques impliquant des Boeing 737 MAX 8 ont mené à un atterrissage d’urgence.  

«De temps en temps, un avion est obligé de faire une déviation pour atterrir dans un autre endroit, mais il faut faire attention et savoir quelle en est la raison», a dit le ministre.

 REVOYEZ LE POINT DE PRESSE DE MARC GARNEAU: