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Davie: la survie du chantier naval est «menacée», s’inquiète Gilles Lehouillier

Le budget fédéral de mardi prochain doit inclure des contrats, insiste-t-il

bateau Davie
Photo d'archives

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Affirmant que «la survie même du chantier est menacée», le maire de Lévis réclame qu’Ottawa accorde des contrats à la Davie dans le cadre du budget fédéral du 19 mars.

C’est le cri d’alarme lancé par Gilles Lehouillier, mercredi matin, en point de presse. Ce dernier était accompagné de Pierre Drapeau, président de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada. «Il n’y a rien de pire pour un chantier que de quémander des contrats à la pièce. Le chantier de la Davie ne demande de la charité à personne», a insisté M. Lehouillier. 

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Photo Agence QMI, Simon Clark

Le maire de Lévis a affirmé que le nombre d’emplois directs à la Davie est passé de 1 435 à 209, entre 2015 et 2019. En incluant les emplois indirects, la Davie fournissait des emplois à 3 226 personnes en 2015. Or, ce chiffre descend à 560 pour 2019. 

Ce dernier a de nouveau demandé à ce que le chantier soit inclus dans la Stratégie navale canadienne. «Un chantier comme Davie a besoin d’oxygène à très court terme. C’est la survie même du chantier qui est menacée», a-t-il mentionné, fort préoccupé. 

Même raisonnement du côté de Pierre Drapeau qui a affirmé sentir «une odeur de désastre à l’horizon». 

 Construire à l’étranger?

Selon le maire Lehouillier, la Davie dispose de plus de 50% de la capacité de production canadienne en matière de construction navale. Or, le chantier n’a reçu que 3% des 100 milliards $ octroyés aux chantiers canadiens dans le cadre du renouvellement de la flotte fédérale. 

D’après Gilles Lehouillier, les deux autres chantiers canadiens ne sont pas en mesure de répondre aux besoins de la Stratégie navale canadienne. Une des conséquences pourrait être celle de voir des navires de la Marine canadienne construits à l’étranger, croit le maire. «Si la Davie disparaît, ils ne seront même pas capables d’assurer le respect de cette politique-là et ils vont devoir construire à l’étranger», estime-t-il.