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Le «Death metal» rend ses fans joyeux plutôt que violents

«Les fans de Death metal sont très gentils. Ils ne vont pas sortir de chez eux pour aller faire mal à qui que ce soit. »

SPE-HEAVY-MONTREAL
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

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Même si ses riffs tonitruants et l’alternance cadencée à toute vitesse des pédales de bass drum s’avèrent un excellent défouloir, le death metal n’inspire pas la violence, mais la joie.

Et ce n’est pas des fans de Cannibal Corpse ou de Sepultura qui l’affirment! C’est la conclusion d’une étude on ne peut plus sérieuse rapportée par la BBC

Le laboratoire de musique de l’Université Macquarie à Sydney en Australie a publié les résultats d’une enquête menée sur une période de 10 ans. Rien de moins. 

Selon les conclusions de l’enquête traitant des effets émotionnels de la musique, les fans de métal ne sont pas immunisés, semble-t-il, contre l’imagerie violente contenue dans les paroles de chansons.

Le professeur Bill Thompson va même jusqu’à avancer que « les fans (de Death metal) sont très gentils. Ils ne vont pas sortir de chez eux pour aller faire mal à qui que ce soit. » 

Toutefois, selon Thompson, il n’est pas aisé de déterminer concrètement quels seraient les effets émotionnels de la musique sur l’être humain. La question reste plutôt complexe. 

« Plusieurs personnes aiment les chansons tristes, et c’est tout un paradoxe, pourquoi voudrait-on se rendre triste? », a-t-il commenté en entrevue avec la BBC. 

« Et on peut dire la même chose de la musique tournant autour de thématiques agressives ou violentes. Pour nous, c’est un paradoxe psychologique. (...) Et, en même temps, nous reconnaissons que la violence dans les médias est un enjeu préoccupant. » 

Pour en arriver à leurs conclusions, Thompson et son équipe ont fait appel à 32 fans de Death metal ainsi qu’à 48 autres personnes qui n’étaient pas adeptes du genre. 

Les deux groupes ont dû écouter du death metal et de la pop. En même temps que la musique jouait, on leur faisait défiler des images désagréables. 

Le but étant de comparer les réactions selon le type de musique entendue. Et pour bien mesurer l’impact selon les différents types de musique, l’étude a été menée à partir de la pièce Eaten du groupe Bloodbath. (Le nom du groupe en lui-même laisse présager que nous n’avons pas affaire à un boys band ou un quatuor à cordes.) 

 

Et quelle était la pièce pop aux antipodes de celle de Bloodbath? Happy de Pharell Williams. 

 

Chaque cobaye a donc écouté les deux pièces dans des écouteurs tout en regardant les images devant eux. Il s’est avéré que les fans de Death metal n’étaient pas moins sensibles aux images transmettant des scènes choquantes. 

Après avoir observé les réactions des métalleux, le professeur Thompson va même plus loin : « La réponse émotionnelle dominante à cette musique (Death metal) est la joie et l'autonomisation. »

La prochaine fois que vous vous retrouvez au cœur du moshpit à Heavy Montréal, pensez à toute la joie que vous propagez avec vos amis métalleux!