/news/health
Navigation

Près d’un an avant d’être indemnisé pour sa main

Revenu Québec accorde finalement les crédits d’impôt à Pascal Hardy

Après presque un an, Pascal Hardy a finalement été indemnisé par Revenu Québec en raison de son handicap, alors que l’Agence de revenu du Canada l’avait fait dès le départ. « Maintenant, je suis handicapé des deux bords ! » lance-t-il à la blague, satisfait du dénouement.
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés Après presque un an, Pascal Hardy a finalement été indemnisé par Revenu Québec en raison de son handicap, alors que l’Agence de revenu du Canada l’avait fait dès le départ. « Maintenant, je suis handicapé des deux bords ! » lance-t-il à la blague, satisfait du dénouement.

Coup d'oeil sur cet article

Né sans main gauche, un résident de Québec qui était indemnisé par le fédéral, mais pas par le provincial, a finalement eu gain de cause auprès de Revenu Québec. 

Près d’un an après avoir essuyé un premier refus de la part du provincial, Pascal Hardy a finalement reçu, en février dernier, la confirmation du remboursement de ses crédits d’impôt pour la période de 2008 à 2017. Il s’agit de la période de remboursement rétroactive maximale. 

À ce jour, le père de famille de 40 ans a reçu un montant de 4200 $, représentant ses crédits non reçus pour la période de 2010 à 2017. Il devrait ainsi recevoir les montants pour les années 2008 et 2009, estimés à près de 1000 $, d’ici la fin du mois. 

«Ça fait 40 ans que je vis avec un handicap, et en n’étant pas accepté par ma province, c’est comme si on me disait : tu n’es pas si handicapé que ça», a-t-il indiqué, en parlant du dénouement positif à son processus de demande d’indemnisation auprès de Revenu Québec. 

Erreurs dans le formulaire 

Selon M. Hardy, ce sont les informations transmises par formulaire à Revenu Québec qui l’empêchaient de recevoir son dû. 

«On m’a indiqué qu’ils [Revenu Québec] avaient besoin d’avoir deux limitations flagrantes, et dans la façon dont ma docteure a rempli le formulaire c’était comme si je n’avais pas de limitation», explique celui qui est venu au monde avec une malformation majeure au membre supérieur gauche, causé par la maladie des lames amniotiques. 

Revenu Québec n’a pas voulu confirmer ou infirmer cette information, affirmant qu’il s’agit de données confidentielles. 

«À la suite de l’analyse du nouveau document présenté par M. Hardy, Revenu Québec a pu conclure qu’il répondait maintenant à l’ensemble des critères pour l’obtention du crédit d’impôt», a confirmé la porte-parole Geneviève Laurier. 

Évaluation de ses limitations 

Pour indemniser M. Hardy, Revenu Québec a notamment exigé une évaluation de ses limitations par une ergothérapeute, qui a confirmé son handicap. Dans son rapport, elle précise que M. Hardy doit constamment «trouver des stratégies compensatoires pour s’adapter», ce qui lui cause certains problèmes de santé, dont une scoliose. 

En juillet dernier, M. Hardy a reçu 7000 $ de la part de l’ARC, correspondant aux crédits d’impôt fédéraux des 10 dernières années.