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Incendies criminels: aimant passer pour un «sauveur», un homme a mis le feu deux fois plutôt qu’une chez son voisin

Michaël Pouliot a plaidé coupable à une série d'accusations, dont d'avoir incendié les voitures et l'abri tempo de son voisin à deux reprises pour avoir l'air d'un «héros».
Photo Facebook Michaël Pouliot a plaidé coupable à une série d'accusations, dont d'avoir incendié les voitures et l'abri tempo de son voisin à deux reprises pour avoir l'air d'un «héros».

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 «Pour passer pour un héros», un père de famille de 36 ans a allumé deux fois plutôt qu’une un incendie chez son voisin de Lévis.  

 Michaël Pouliot, qui habite maintenant Laurier-Station, était de retour en cour hier pour le début des représentations sur la peine, quatre mois après avoir plaidé coupable à de nombreuses accusations.    

 Le 9 décembre 2017 en soirée, à l’aide d’accélérant, Pouliot a mis le feu aux deux véhicules et à l’abri d’auto du couple qui résidait à côté de chez lui. Il s’est ensuite rué à la porte de la maison de ses voisins, qui dormaient, pour les alerter.    

 «Il y avait une immense boule de feu», a raconté l’une des victimes. Les pompiers ont dû intervenir pour maîtriser les flammes, qui ont lourdement endommagé les véhicules et l’abri d’auto.     

 Personne ne soupçonnait un incendie criminel à ce moment. Pouliot, qui avait aidé à éteindre le feu, s’est fait remercier par ses voisins de leur avoir «sauvé la vie». «Il m’a même proposé [dans les jours suivants] d’aller me reconduire à l’ouvrage parce que je n’avais plus de voiture», a témoigné le voisin sinistré.    

 Pour être un « sauveur »  

 Deux mois plus tard, il a récidivé chez le même couple. Après avoir allumé les foyers d’incendie, il est retourné chez lui pour appeler le 9-1-1, en disant qu’il avait vu deux individus mettre le feu à des autos chez son voisin.    

 Cette fois, le feu s’est éteint de lui-même, ne nécessitant pas l’intervention des pompiers. Mais les policiers qui se sont présentés sur place ont vite compris que Pouliot était impliqué. Ses traces de pas dans la neige l’ont notamment incriminé.    

 Le trentenaire est passé aux aveux en interrogatoire pour les deux événements. Il a soutenu que c’était pour avoir la reconnaissance de ses voisins et être un sauveur qu’il était passé à l’acte.    

 Déboires au volant  

 Les déboires de Pouliot ne s’arrêtent pas là. Il a aussi plaidé coupable à des accusations de conduite dangereuse et de voies de fait armées avec son véhicule alors qu’il était en état d’ébriété, en juin 2018, soit pendant qu’il était en liberté sous conditions.    

 D’abord, sur la route 271 à Saint-Flavien, Pouliot a littéralement « poussé » vers le fossé un motocycliste, qui a réussi non sans peine à s’immobiliser, sous le choc.    

 Puis, moins de deux heures plus tard, sur la route 116 à Dosquet, une automobiliste a eu la peur de sa vie quand le véhicule conduit par Pouliot, qui arrivait en sens contraire, a foncé droit sur elle dans sa voie de circulation.     

 La femme a pu éviter un impact en tassant son véhicule sur le bord de la route. Elle a évité de près un ravin. Lorsqu’il a été intercepté, Pouliot, intoxiqué par l’alcool, a craché au visage d’un policier.    

 Les représentations sur la peine, lors desquelles la Couronne et la défense suggéreront ce qu’elles estiment approprié comme peine, reprendront à une date non déterminée ce printemps. Pouliot est libre pendant les procédures.