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Foreigner à Québec: les héros du Juke Box

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Douze chansons, une dizaine de «hits» et des «riffs» toujours efficaces et de qualité, Foreigner n’a pas raté son coup à sa troisième visite dans la Vieille Capitale. 

La salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec affichait complet, jeudi, pour ce retour, cinq ans après la solide prestation livrée sur les plaines d’Abraham, en première partie de Def Leppard. 

Et cette fois, le guitariste fondateur Mick Jones était présent. Ça faisait du bien de voir le musicien britannique, seul membre de la formation originale, sur les planches. 

Jones a traversé une longue période de convalescence, à la suite d’une opération au cœur, et il ne montait presque plus sur scène. Sa présence ajoutait un énorme plus à ce Foreigner 2.0. Le guitariste, qui a livré quelques solos, a reçu une belle ovation. 

«Ma fille est à l’hôpital à Los Angeles et elle va accoucher d’une minute à l’autre. Qu’est-ce que je fais ici?» a lancé le musicien qui ne fait pas ses 74 ans. 

Des succès 

Après avoir lancé leur prestation de 90 minutes avec Long, Long Way From Home, le septuor a aligné les «hits» avec Double Vision, Head Games, Cold as Ice et autres hymnes rock de la formation qui a vendu 80 millions d’albums à l’échelle planétaire. 

Après trois chansons, le public chante, il est debout et conquis. Durant Cold as Ice, le dynamique chanteur Kelly Hansen, qui a des allures de Steven Tyler, prend un bain de foule, monte sur le banc et traverse le parterre sur toute sa largeur, pour ensuite remonter sur scène. 

Hansen touche les notes aiguës comme Lou Gramm savait le faire à l’époque. 

On peut s’interroger, bien sûr, sur la présence d’un seul membre original au sein de Foreigner, mais la majorité des musiciens sont là depuis plusieurs années. Les classiques sont livrés avec sérieux et respect. Ça sonne. Impossible de résister au Blue Morning, Blue Day, Feels Like the First Time, Urgent, Jukebox Hero et Waiting for a Girl Like You

On se serait bien passé des solos de claviers et de batterie qui ont énormément ralenti, en fin de parcours, le rythme en place. On aurait aimé entendre, à la place, Starrider ou That Was Yesterday

En rappel, une vingtaine de jeunes du programme musique-étude de l’école secondaire La Seigneurie sont montés sur scène pour faire les chœurs pour l’incontournable I Want To Know What Love Is

Et la chaude soirée a pris fin avec Hot Blooded.