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Stratagème de «la guich»: un autre présumé fraudeur arrêté

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La police de Québec continue de lutter contre le stratagème connu sous le nom de «la guich», qui sévit sur son territoire, avec l’arrestation d’un autre jeune suspect.

Reny-Félipe Valencia-Zuniga, 18 ans, a comparu mercredi au palais de justice de Québec. Selon les policiers, il fait face à deux accusations de fraude, l’une pour un montant supérieur à 5000 $ et l’autre pour une somme inférieure à 5000 $. Il aurait aussi omis de respecter des conditions imposées par un tribunal. 

L’accusé serait activement impliqué dans le stratagème de fraude de «la guich», une forme d’escroquerie qui sert à blanchir de l’argent en convainquant des victimes, souvent jeunes, de «prêter» leur compte bancaire. 

Valencia-Zuniga se serait servi de deux victimes majeures pour commettre les fraudes, selon les policiers. 

Deuxième arrestation

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) en profite pour renouveler son message de prévention contre ce fléau. C’est la troisième fois qu’elle communique cette année au sujet de ce type de fraude. 

«L’enquête dans ce dossier se poursuit et d’autres arrestations pourraient suivre», prévient Cyndi Paré, porte-parole de la police. 

Valencia-Zuniga est le deuxième jeune homme impliqué dans ce stratagème à être arrêté en moins d’un mois par l’unité des fraudes du SPVQ. 

Le 21 février, un suspect de 17 ans était arrêté par cette unité. Il était soupçonné d’avoir fraudé deux personnes, en plus d’avoir eu des contacts sexuels non sollicités avec trois adolescentes. 

Cet individu avait été libéré, mais un mandat d’arrestation a ensuite été lancé contre lui parce qu’il aurait omis de respecter une condition de remise en liberté. Il a donc été arrêté une seconde fois. 

Phénomène de «la guich»

Rappelons que les malfaiteurs de «la guich» approchent leurs victimes, souvent des mineurs, en leur faisant miroiter la possibilité de gagner de l’argent facilement et sans risque. Pour ce faire, ils doivent transmettre les informations permettant d’accéder à leur compte bancaire, dans lequel les escrocs déposent de l’argent obtenu de façon frauduleuse. 

La victime retire cette somme, la remet au fraudeur et reçoit une compensation financière en échange, ce qui brouille les pistes lorsqu’une autorité souhaite retrouver l’argent indûment acquis.