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Tout le monde devra contribuer à l’attaque

Le succès de l’offensive du Rouge et Or passe par la diversité

Alexandre Obomsawin vivra pour la première fois l’effervescence d’un championnat canadien. Mais pas question pour le joueur de deuxième année de se laisser impressionner. « La clé est que je contribue en attaque à chaque match », dit-il.
Photo courtoisie, Rouge et Or Alexandre Obomsawin vivra pour la première fois l’effervescence d’un championnat canadien. Mais pas question pour le joueur de deuxième année de se laisser impressionner. « La clé est que je contribue en attaque à chaque match », dit-il.

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Si Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos est la carte maîtresse des champions du RSEQ, le Rouge et Or de l’Université Laval aura besoin de la contribution d’autres joueurs pour connaître un long parcours au Championnat canadien de volleyball masculin, dont le coup d’envoi sera donné vendredi au PEPS.

À sa deuxième saison seulement, Alexandre Obomsawin est de ceux qui peuvent procurer plus d’espace au Chilien en contribuant à l’offensive lavalloise. L’attaquant de 6 pi 3 po prend une place de plus en plus grande, comme en témoigne sa sélection au sein de la deuxième équipe d’étoiles du RSEQ.

« Alexandre joue du bon volley depuis janvier, a indiqué l’entraîneur-chef Pascal Clément. Nous avons un bon attaquant à chaque bout du filet. Comme à l’époque de Karl De Grandpré et de Tommy Bélisle, la contribution vient en parts égales des deux côtés. C’est important et ça permet d’utiliser nos centraux plus facilement, et ça évite que nos adversaires trichent du côté de nos forces. »

Obomsawin est conscient de la situation. « Depuis le voyage à Boston, tout tombe en place, a souligné le produit des Griffons de l’Outaouais. L’effort a toujours été le même, mais les dieux du volley se sont mis en place. Quand je contribue, ça devient plus difficile pour l’adversaire de se concentrer à deux ou trois bloqueurs sur Vicho. La clé est que je contribue en attaque à chaque match. »

« Selon ce qu’on a vu sur les films de Queen’s, ils jouent une grosse défensive sur le joueur de 4, poursuit celui qui vivra son premier championnat canadien en carrière. Ils sont moins bien préparés pour défendre le joueur de 2 et j’ai hâte de tenter d’exploiter cet aspect. »

Bon tirage

Même s’il n’y a pas de match facile au national, le Rouge et Or a obtenu un tirage favorable en première ronde en évitant les quatre équipes de l’Ouest. Champions de l’Ontario, les Gaels ont vaincu les Marauders de McMaster en finale, causant une certaine surprise.

« La bonne nouvelle est qu’il y aura au moins une équipe de l’Est en demi-finale, a souligné Clément, dont la troupe est classée au 3e rang au championnat canadien. Ce n’est pas l’équipe la plus dominante sur le plan athlétique, comme nous d’ailleurs. Leur style ressemble à Montréal. Nous n’avons pas à être intimidés. Dans un premier match au championnat canadien, le plus important est d’imposer nos forces au lieu de prévoir ce que l’adversaire fera, parce qu’il n’y a pas de certitudes. Notre polyvalence doit aussi ressortir. »

Honneurs individuels

Joueur par excellence du RSEQ pour une 5e année consécutive, Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos a été élu sur la première équipe d’étoiles au pays. L’attaquant chilien du Rouge et Or, dont les parents seront présents au national, reçoit cet honneur pour une 4e fois au cours de sa carrière.

Favoris du tournoi, les Bobcats de Brandon ont mérité deux honneurs individuels. L’attaquant australien Elliott Viles a reçu le titre de joueur par excellence et Grant Wilson a été honoré comme entraîneur de l’année.

Un gros défi pour les Carabins

Tout un défi se présente devant les Carabins de l’Université de Montréal.

Finalistes du RSEQ, les Carabins croiseront le fer avec les Bobcats de Brandon au premier tour du championnat canadien vendredi à 13 h. Champions de l’Ouest, et n’ayant subi que deux défaites cette saison, les Bobcats sont l’équipe favorite, eux qui sont à la recherche du premier titre national de leur histoire.

« On doit y aller une étape à la fois et notre objectif est de disputer nos trois meilleures parties de la saison, a mentionné l’entraîneur-chef Ghazi Guidara à sa deuxième campagne à la barre des Bleus. En finale provinciale contre Laval, nous avons disputé nos deux meilleures parties de l’année, notamment la première qui a été notre meilleure. Brandon est une équipe très physique, mais nous avons d’autres atouts. Il faudra jouer selon notre identité et jouer vite. »

À leur deuxième participation consécutive au national, les Carabins avaient terminé en 5e place l’an dernier, s’inclinant en cinq manches lors de leur premier match face aux Marauders de McMaster, avant de disposer de Windsor et de l’UNB.

« Je suis très, très optimiste, a indiqué l’olympien des Jeux de 1996 et 2004. Notre objectif est de jouer chaque point jusqu’au bout. L’expérience de 2018 va nous aider. »

Chancy de retour ?

Élu jeudi matin pour une 3e année consécutive sur la 2e équipe d’étoiles canadiennes, Gabriel Chancy n’a pas encore déterminé s’il sera de retour pour sa 5e et dernière saison. « Je termine mon bac en droit cette année et je dois déterminer si je vais faire ma maîtrise ou étudier dans un autre domaine, a expliqué le passeur étoile qui se dit très excité à l’aube des nationaux. Je rêve d’évoluer dans les rangs professionnels depuis que je suis tout petit. Je pourrais disputer ma 5e année et tenter ma chance chez les pros par la suite. Je prendrai une décision après les nationaux. »