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Une autre amende pour une «fausse» cigarette

Après Le Trident et Premier Acte, La Bordée reçoit un constat d’infraction

Le théâtre La Bordée a reçu une amende de 687 $ pour de fausses cigarettes fumées lors de la pièce <i>Rotterdam</i> qui mettait en vedette Pascale Renaud-Hébert et Marie-Hélène Gendreau.
Photo courtoisie, Nicola-Frank Vachon Le théâtre La Bordée a reçu une amende de 687 $ pour de fausses cigarettes fumées lors de la pièce Rotterdam qui mettait en vedette Pascale Renaud-Hébert et Marie-Hélène Gendreau.

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Après Le Trident et Premier Acte, c’est au tour de La Bordée de recevoir une amende pour une fausse cigarette qui a été fumée sur scène. L’institution théâtrale située dans le quartier Saint-Roch a l’intention de contester cette amende de 687 $.

La Bordée a reçu, le 8 février, à la suite d’une plainte, la visite de deux inspecteurs du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Une cigarette et des « joints » de sauge, qui ne contenaient pas de tabac ou de nicotine, ont été fumés par la comédienne Pascale Renaud-Hébert dans la pièce Rotterdam, présentée entre le 15 janvier et le 9 février.

Un message d’avertissement avait été émis, avant le début de la pièce, pour préciser que de fausses cigarettes allaient être fumées durant la représentation.

« Nous avons l’intention de contester cette amende. Ça n’a pas de bon sens et on ne peut pas accepter ça. Il n’y a pas, derrière ce geste, de volonté d’encourager les produits du tabac. C’est quelque chose qui est fait parce que ça fait partie du personnage ou parce que c’est la représentation d’une époque. Ce n’est pas parce qu’une pièce de théâtre montre de l’adultère qu’elle en fait la promotion », a fait remarquer Michel Nadeau, directeur artistique à La Bordée, lors d’un entretien.

Front commun

Christian Robitaille, directeur administratif à La Bordée, croit que cette loi doit être clarifiée par une directive ministérielle et modifiée à des fins artistiques.

« Nous sommes victimes d’un flou dans la loi. On respecte la loi et il est interdit de fumer dans le théâtre. On ne tolère pas ça. Ce qui est fait sur scène émane d’une liberté artistique », a-t-il fait remarquer.

Le directeur administratif croit que les plaintes formulées contre Le Trident, Premier Acte et La Bordée ont peut-être été faites par la même personne.

« C’est l’impression qu’on a. Les trois plaintes concernent Québec et ce n’est jamais arrivé à Montréal », a-t-il ajouté.

Michel Nadeau raconte avoir été à Paris récemment et que les cigarettes fumées sur scène au théâtre étaient des vraies.

« Il n’y a pas de message avant le spectacle et il semble y avoir une tolérance. C’est peut-être quelque chose, ici, qui est peut-être typiquement nord-américain comme phénomène », a-t-il laissé tomber.

Le Trident a reçu une amende de 682 $ pour une infraction commise le 23 novembre 2017, lors de la pièce Le cas Joé Ferguson. Celle de Premier Acte est de 500 $ pour une cigarette fumée durant Conversations avec mon pénis.

Le Trident a confirmé qu’il contestera l’amende reçue et on attend une date d’audience. Premier Acte n’a pas encore pris de décision.

Christian Robitaille, de La Bordée, n’écarte pas l’idée de faire front commun avec les autres théâtres de la Vieille Capitale pour aller faire des représentations auprès du gouvernement.