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Une embauche bénéfique

L’entraîneur John Torchetti a ramené les Wildcats de Moncton sur le sentier de la victoire

John Torchetti
Photo Didier Debusschère

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« À mon arrivée, cette équipe créait des revirements, trichait et n’était pas en bonne forme physique. » Le nouvel entraîneur des Wildcats de Moncton, John Torchetti, n’est pas passé par quatre chemins pour expliquer ce qui clochait avec cette formation avant qu’il n’en prenne le contrôle, le 13 janvier dernier.  

Engagé pour prendre la place de Darren Rumble, congédié quelques jours plus tôt, Torchetti a donné un nouveau souffle aux Wildcats qui n’allaient nulle part, particulièrement à partir du retour des Fêtes.  

Depuis qu’il est entré en fonction, les Wildcats montrent un dossier de 12-7-4 et sont en pleine lutte avec les Islanders de Charlottetown, les Screaming Eagles du Cap-Breton et les Saguenéens de Chicoutimi pour le quatrième rang de l’Association Est.  

« C’est sûr que ça a changé un peu, a reconnu l’attaquant des Chats sauvages, Jakob Pelletier, en entretien avec Le Journal la semaine dernière. Il a fallu s’ajuster, mais c’est clair que ça nous a donné un second souffle. “Torch” est un peu plus direct et tu sais rapidement ce qu’il attend de toi. C’est un entraîneur transparent et les joueurs aiment ça. »  

PLUS INTENSE  

Cette approche directe est un peu ce qu’on reprochait à Rumble. En coulisses, on l’a parfois critiqué parce qu’il n’était pas assez dur envers ses joueurs. C’est peut-être, d’ailleurs, la raison qui explique la mauvaise forme physique des joueurs, constatée par Torchetti à son arrivée.  

« Cette équipe n’était clairement pas au niveau auquel je m’attendais en arrivant. Avec 25 matchs à faire à la saison régulière, habituellement, tu devrais te concentrer à peaufiner des aspects de ton jeu. Là, on a dû changer plusieurs choses, notamment au niveau de notre éthique de travail et de notre conditionnement physique. Il fallait être plus intenses dans les entraînements et je sens que les joueurs ont beaucoup progressé depuis », a-t-il expliqué.  

FEUILLE DE ROUTE REMPLIE  

Le propriétaire des Wildcats, Robert Irving, n’a pas hésité à faire appel à un entraîneur d’expérience pour redresser la barque. Après un premier passage comme pilote des Wildcats en 2006-2007, Torchetti a ensuite passé les dix saisons suivantes chez les professionnels, occupant à peu près toutes les fonctions.   

Il a d’abord agi à titre d’adjoint à Joel Quenneville avec les Blackhawks pendant trois ans, remportant la Coupe Stanley en 2010, avant d’accomplir les mêmes fonctions avec les Thrashers d’Atlanta en 2010-2011.   

Il a par la suite passé cinq saisons comme entraîneur-chef, quatre dans la Ligue américaine et une avec le CSKA de Moscou, dans la KHL. À la fin de la saison 2015-2016, Torchetti avait remplacé Mike Yeo comme pilote du Wild du Minnesota, leur permettant d’atteindre les séries éliminatoires, mais ces derniers n’ont toutefois pas renouvelé son contrat par la suite et il a donc dû retourner dans un rôle d’adjoint, cette fois avec les Red Wings de Detroit, de 2016 à 2018.  

Bref, il en a vu d’autres !  

Et même s’il a goûté au hockey professionnel, Torchetti assure qu’il ne voit pas son retour dans la LHJMQ comme une rétrogradation, bien au contraire.  

« Ces jeunes sont des éponges et tu oublies à quel point c’est plaisant de travailler avec eux. Au départ, j’ai dû m’ajuster et me rappeler que je n’étais plus dans la LNH, mais ensuite j’ai réalisé que, peu importe la ligue, tout le monde est ici pour les mêmes raisons : bâtir une équipe gagnante. C’est très valorisant. »  

INFRASTRUCTURES  

Chose certaine, Torchetti a retrouvé un peu de LNH en entrant dans le nouvel amphithéâtre des Wildcats, le Centre Avenir, qui n’a rien à envier à aucun aréna de hockey junior au Canada.  

« J’ai travaillé dans un amphithéâtre de 800 M$ à Detroit (l’aréna Little Caesars) et la seule différence avec ici, c’est qu’on avait un chef cuisinier personnel à Detroit ! On travaille là-dessus, a-t-il rigolé. Mais farce à part, c’est un amphithéâtre spécial et les joueurs devraient être fiers de porter cet uniforme. M. Irving veut que les joueurs se souviennent de leur passage à Moncton. »

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