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Ils anticipent une catastrophe écologique

Des centaines de manifestants à Québec et partout sur le globe réclament des actions concrètes pour le climat

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Anticipant « la catastrophe », des centaines de personnes, principalement des étudiants, se sont jointes au mouvement planétaire contre les changements climatiques et ont marché dans les rues de Québec, vendredi, pour réclamer des actions gouvernementales concrètes.

À grands coups de slogans, étudiants, parents et enfants ont quitté les jardins de l’Hôtel-de-Ville de Québec vers 13 h 30, vendredi, pour se rendre à la place de l’Université-du-Québec, dans le quartier Saint-Roch, sous escorte policière.

Ils ont emboîté le pas à plusieurs villes de la province et à 2000 autres situées un peu partout dans le monde.

Le porte-parole du collectif La planète s’invite à l’Université Laval, Noah Rouyière, qui est à l’origine de la mobilisation, précise que le groupe somme les gouvernements de mettre en place des actions concrètes afin d’arrêter l’émission de gaz à effet de serre et de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, tel que le recommandent les experts des Nations unies sur le climat.

Carboneutre d’ici 2050

« On exige du gouvernement d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050, lance M. Rouyière. Miser sur les transports en commun, par exemple, ou sortir des énergies fossiles : ce sont de bonnes pistes de solutions », poursuit le porte-parole.

« Beaucoup ici sentent l’urgence, la catastrophe arriver. On ne peut pas continuer comme ça. »

C’est le cas d’Andréanne Larouche, qui, inquiète pour l’avenir de ses enfants, tenait à marcher avec eux.

« Les scientifiques sonnent l’alarme depuis 50 ans. Si on ne change rien, ils [les enfants] auront une atmosphère et un environnement totalement dégradés. Je ne veux pas être celle qui n’a rien fait », dit la mère de famille, préoccupée.

« On se bat pour notre futur »

Des élèves de 4e secondaire de Québec, dont certaines originaires de la Norvège et de l’Allemagne et qui étudient présentement chez nous, ont fait l’école buissonnière, ont peint une planète sur leur visage, ont empoigné leurs pancartes et se sont jointes au mouvement.

« Pour nos enfants, nos petits-enfants, les prochaines générations. Tout comme pour le droit des femmes, on se bat pour notre futur », dit Greta Gahmig.

La députée de Québec solidaire dans Taschereau, Catherine Dorion, a aussi déambulé dans les rues de Québec, vendredi.

Elle soutient que les gens qui ont actuellement le pouvoir politique entre les mains sont dans une phase de déni, « s’en foutent ou n’agissent pas », et que la mobilisation mondiale pour le climat se veut une reprise en main collective du pouvoir.

« L’espoir face au politique est pas mal au degré zéro », croit la députée. « On va attendre le budget. [...] On va voir s’il est [le gouvernement] encore dans une phase de déni ou s’il y aura quelque chose d’intéressant de ce côté-là. Mais ça ne peut pas ne pas être radical parce que l’urgence climatique est une situation radicale. »