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Les «jeunesses écologistes»

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Des milliers d’étudiants à travers le monde manifestent aujourd'hui pour que les gouvernements « sauvent la planète ». Ils répondent ainsi à l’invitation de Greta Thunberg, une Suédoise de 16 ans devenue célèbre après avoir prononcé un discours alarmiste de 4 minutes, en décembre dernier, lors du sommet des Nations Unies sur les changements climatiques.

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Il est admirable qu’une adolescente s’intéresse ainsi à l’actualité. Il est également incontestable que l’environnement exige notre attention. En revanche, il est déconcertant que cette jeune fille, instantanément devenue l’égérie de l’écologisme, ait pu déclencher un mouvement mondial.

Son discours moralisateur, certes impeccablement rédigé, ne reposait sur aucun argument concret. Il niait l’importance de l’énergie et les contraintes physiques associées à sa production. Il se résumait à une suite de lamentations, de positions dictatoriales et de souveraines condamnations. Il est impossible de ne pas y voir l’influence, sinon la plume, des extrémistes du climat.

Après les prophéties manquées d’Al Gore et autres éco-dictateurs, on nous annonce pour la énième fois qu’il ne reste que 12 ans pour sauver la planète. Or, les discours annonciateurs de cataclysmes imminents n’émeuvent plus les adultes. Pour relancer l’alarmisme climatique, l’élite de l’écologisme mise maintenant sur l’instrumentalisation d’une adolescente pour relayer un discours apocalyptique et fanatiser les jeunes. Cette élite profite de l’inexpérience de la jeunesse et du conformisme qui la caractérise pour la terroriser et former une armée de petits soldats obéissants entraînés à défendre l’agenda écolo-gauchiste.

Manipulation

Faut-il combattre la pollution de l’environnement ? Absolument ! Mais il faut lutter tout autant contre la pollution des esprits, et dénoncer le fait que tant de jeunes capitulent devant les injonctions démagogues d’une adolescente clairement manipulée.

Greta Thunberg affirme que l’attitude des gouvernements est un « crime contre l’humanité ». Elle devrait surtout s’inquiéter de l’endoctrinement dont sa génération fait l’objet, car il s’agit là d’un « crime contre la jeunesse » !