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Champagne «prêt à réduire» la somme demandée à Québec

Le ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne.
Photo Simon Clark Le ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne.

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Assurant que, pour une rare fois, les « étoiles sont alignées » pour régler le dossier de la peinture du pont de Québec, le ministre fédéral François-Philippe Champagne se dit maintenant « prêt à réduire » la contribution réclamée au gouvernement Legault.

Comme rapporté plus tôt cette semaine, un document daté de février 2019 dont Le Journal a obtenu copie révèle qu’Ottawa a proposé au gouvernement du Québec et au Canadien National (CN) de partager en trois parts égales de 186,33 M$ les coûts pour repeindre le pont de Québec, désormais évalués à 559 M$.

La réponse du premier ministre du Québec ne s’est pas fait attendre : « C’est au CN puis au fédéral de payer pour ça », a tranché François Legault, en marge du conseil des ministres, mercredi.

« À court terme, il est hors de question qu’on mette 186 M$ [pour repeindre le pont] », a signalé de son côté le ministre des Transports, François Bonnardel.

Message entendu

Depuis, les échanges entre les différents partenaires se sont poursuivis, a raconté M. Champagne en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

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« J’ai entendu ce que M. Legault a dit. J’ai entendu ce que M. Bonnardel a dit », a-t-il assuré.

« Depuis ce que vous avez publié, moi, je suis toujours en discussion. J’essaie toujours d’amener des solutions pour réduire la contribution financière du Québec. »

Craignant de « compromettre le projet », le député libéral fédéral de Saint-Maurice–Champlain a refusé de révéler ses chiffres. Selon nos informations, Ottawa espérait une contribution de 186,33 M$ du Québec, soit 7,45 M$ par année pendant 25 ans.

« C’est moins que ça », a indiqué M. Champagne, en se limitant à répéter que la contribution demandée à Québec n’est que de « quelques millions par année sur 25 ans ». « Quelques, c’est plus qu’un, et c’est moins que sept », a fini par préciser le ministre.

M. Champagne a également refusé de confirmer si le CN, qui se fait avare de commentaires, est bel et bien enclin à signer un chèque pour contribuer aux travaux de peinture sur le pont dont il est propriétaire.