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Taux hypothécaires stables : c’est encore le temps d’acheter

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La hausse anticipée des taux hypothécaires n’aura pas lieu, du moins à court terme. Une bonne nouvelle pour ceux qui envisagent d’acquérir une propriété puisqu’ils n’ont pas à précipiter leur achat.

Au début mars, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 1,75 %, alors que les experts s’attendaient à ce que la hausse graduelle de 2018 se poursuive en 2019.

Le ralentissement économique mondial, en plus d’une croissance moins forte que prévu de l’activité économique au Canada, a influencé la décision de la Banque du Canada.

« Dans ce contexte, les marchés n’anticipent pas de hausse des taux hypothécaires d’ici la fin de l’année. Le marché immobilier restera donc robuste au Québec », affirme Yanick Desnoyers, directeur­­­ du service Analyse du marché de la Fédération des chambres immo­bilières du Québec (FCIQ).

Le record de ventes enregistré en 2018 pourrait bien être battu en 2019, estime l’économiste. L’an dernier, 86 557 ventes ont été réalisées, en hausse de 5 % par rapport à l’année précédente.

Accès à la propriété

La stabilité des taux hypothécaires sera donc favorable à l’acquisition de propriétés. Les acheteurs expérimentés continueront de dominer le marché de la revente. Quant aux nouveaux acheteurs, ils doivent composer avec les nouvelles règles hypothécaires qui les obligent à accumuler une mise de fonds plus importante­­­.

Une contrainte qui limite l’accès à la propriété, notamment chez les milléniaux (25 à 34 ans) en raison de leur endettement et de leur précarité d’emploi en début de carrière.

Le fait que les coûts d’emprunt restent bas compense le resserrement des règles hypothécaires, selon Yanick Desnoyers.

« Les gens ont tendance à dire que les maisons coûtent plus cher aujourd’hui, ce qui limite l’accès à la propriété. Or, le pouvoir d’achat des Québécois est resté sensiblement le même entre 1985 et aujourd’hui. En proportion du prix et des revenus des ménages, la part des mensualités est équivalente. La grosse différence réside dans la mise de fonds qui est maintenant exigée. Les taux hypothécaires ont amorcé leur baisse en même temps que les règles ont changé, ce qui est venu sauver la mise pour les acheteurs. »

Ceux qui sont prêts à passer à l’action peuvent le faire sans trop craindre une hausse des taux hypothécaires. Pour les autres, il est toujours temps d’épargner pour limiter leur emprunt.