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Le pont de Québec ternit le bilan des libéraux fédéraux

Les autres promesses ont cependant été plutôt respectées

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Même s’ils ont réalisé l’essentiel de leurs promesses électorales de 2015 dans la grande région de Québec, les libéraux fédéraux admettent que leur bilan est terni par le statu quo dans le dossier de la peinture du pont de Québec.  

« Ça reste un point qui manque », a convenu le député Joël Lightbound, en entrevue avec Le Journal.  

Même s’il affirme que le cheminement du dossier de l’infrastructure centenaire « est plus long que ce que j’aurais souhaité », M. Lightbound a dit espérer « qu’on va le régler le plus rapidement possible. Le but est de trouver une solution pour ne pas revenir dans une autre campagne électorale parler du pont de Québec. Je le souhaite, mais je ne peux pas le garantir ».  

Tout en rappelant que les libéraux ont réussi le tour de force de regrouper les acteurs du dossier autour d’une même table, le député de Louis-Hébert a ajouté que « c’est un engagement très important qui ne relève pas complètement de nous ».  

Lors de la campagne électorale de l’automne 2015, les libéraux avaient fortement attaqué « l’inaction » des conservateurs dans le dossier du pont. À l’époque, ils avaient soutenu que le 30 juin 2016 constituait une date butoir. Au-delà de cette échéance, ils promettaient de « prendre [leurs] responsabilités ». Or, les longues négociations avec le Canadien National, propriétaire de l’infrastructure depuis 1993, n’ont toujours pas débouché sur un règlement.  

Promesses tenues  

Il y a près de quatre ans, les libéraux avaient promis des investissements de 340 millions $ sur quatre ans, pour la grande région de Québec, incluant Lévis. Selon le tableau ci-contre fourni par le cabinet de M. Lightbound, non seulement ces montants ont été décaissés, mais ils ont même été dépassés.  

Les engagements chiffrés les plus fermes ont été tenus. Ainsi, la somme de 60 M$ promise au port de Québec pour ses projets d’agrandissement est toujours réservée. Le montant de 50 M$ pour l’INO (Institut national d’optique) a bel et bien été mis sur la table par Ottawa. Pour l’Institut nordique du Québec, la promesse initiale du fédéral était d’y investir 30 M$. Finalement, la somme a été diminuée à 25,5 M$ lors d’une annonce faite en août 2018, car le coût total du projet avait baissé entre-temps.  

Soutien à la Davie  

Aussi, le fédéral a conclu avec les autorités américaines un accord de principe pour la mise sur pied d’un centre de prédédouanement à l’aéroport de Québec. Il a également obtenu l’assurance que les études concernant un éventuel train à grande fréquence (projet encore dans les cartons) comprennent le corridor Québec-Windsor.  

Ottawa a promis de soutenir la Davie. La semaine dernière, le maire Lehouillier a qualifié le budget fédéral de demain de « dernière chance » pour sauver le chantier naval. 

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 Quelques exemples d’investissements fédéraux dans la grande région de Québec depuis 2015  

173 M$

Élargissement de l’autoroute Henri-IV  


95 M$

Nouveaux bâtiments pour le 5e Régiment de génie de combat à Valcartier  


93 M$ pour Québec  

37 M$ pour Chaudière-Appalaches   

Fonds pour l’eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU)  


37 M$

Citadelle de Québec et fortifications   


36 M$

Construction et rénovation de bâtiments pour les véhicules blindés sur la base militaire de Valcartier  


23 M$  

Anneau de glace


22 M$  

Manège militaire de Sainte-Foy  

 Source : Bureau du député libéral fédéral Joël Lightbound