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Trouvé mort deux jours après une chute

Les proches de l’octogénaire découvert enseveli sous la neige déplorent l’absence d’entretien d’une rampe

Mort enterré dans la neige
Photo courtoisie Gilbert Rodier se déplaçait en déambulateur lorsqu’il a fait une chute dans une rampe aménagée pour accéder à son condo. Son corps a été retrouvé enseveli sous la neige presque deux jours plus tard. 

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La famille d’un octogénaire retrouvé mort dans la neige deux jours après une chute près de son condo d’un hôtel des Laurentides blâme le manque d’entretien d’une rampe d’accès pour les personnes à mobilité réduite de l’endroit.

« Je trouve ça atroce, épouvantable, lance Lyne Rodier, la fille de la victime. La rampe doit être entretenue, c’est une question d’accessibilité ».

Gilbert Rodier
Photo courtoisie
Gilbert Rodier

Le 2 mars, vers 1 h 40, Gilbert Rodier, 88 ans, aurait chuté sur la pente d’accès mal déneigée à l’arrière de l’Hôtel St-Sauveur, sur le chemin des Frênes à Piedmont, où il louait un condo.

« Sur les caméras de surveillance, on voyait qu’il était chambranlant en se déplaçant. En plus, il s’était plaint quelques jours avant que ce n’était pas nettoyé », explique Mme Rodier.

Enterré

Le corps de l’homme qui devait bientôt célébrer son 89e anniversaire n’a été retrouvé par un employé que près de deux jours plus tard, enseveli sous la neige, selon sa famille.

M. Rodier revenait de passer la soirée à regarder le hockey chez son fils Stéphane à Montréal.

« Même s’il avait besoin d’un déambulateur par moment, il était très autonome et il se servait encore de sa voiture », affirme sa fille.

Les causes exactes de son décès ne sont pas encore connues, mais la coroner Julie A. Blondin se penche actuellement sur le dossier.

La Sûreté du Québec, qui a également enquêté sur l’affaire après la découverte du cadavre gelé, a conclu à une mort accidentelle « probablement » liée à l’hypothermie, d’après nos informations.

Cependant, un infarctus qui aurait causé la chute était aussi dans les théories envisagées par les autorités.

« Même s’il est mort du cœur, ça n’explique pas pourquoi ça a pris autant de temps pour s’en rendre compte », indique Lyne Rodier.

L’autopsie pratiquée et l’investigation de la coroner doivent permettre d’en savoir plus.

Heure juste

« On est choqués de ne pas pouvoir avoir l’heure juste. On avait choisi cet endroit en 2017 justement parce que c’était accessible et aménagé. Mon père adorait le ski et pouvait regarder les pistes depuis chez lui », soutient Mme Rodier, qui n’excluait pas d’entreprendre un recours devant les tribunaux.

Pas de règles

Le code de construction prévoit des normes de conception pour les rampes d’accès.

Toutefois, il n’existe pas de règles précises concernant l’entretien de ces dernières une fois qu’elles sont en place.

« Nous invitons les propriétaires d’immeubles à porter une attention particulière au déneigement des différents accès de leur propriété, qu’il soit effectué par eux-mêmes ou par un sous-traitant », indique Marie-Pierre Beaulieu-Savard, de l’Office des personnes handicapées du Québec.

La direction de l’établissement n’a pas répondu à nos messages hier.