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Un proche des Hells réclame 4 millions $ à l’État québécois

COATES John 1966-04-09
Courtoisie

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Libéré de toute accusation sept ans après son arrestation dans l’opération SharQc, un ex-aspirant des Hells Angels réclame maintenant plus de 4 millions $ au gouvernement québécois. 

John Coates cible le ministère de la Justice, la procureure générale du Québec, l’ex-procureure-chef Madeleine Giauque – maintenant directrice du Bureau des enquêtes indépendantes – et le délateur Sylvain Boulanger dans sa poursuite déposée au palais de justice de Montréal, la semaine dernière. 

Le demandeur, qui se décrit comme « un homme d’affaires » résidant en Estrie, est le 22e accusé de l’opération policière SharQc à poursuivre l’État devant les tribunaux, alléguant avoir été victime de « détention illégale », d’accusations « mal fondées » et de procédures judiciaires « abusives ». 

 89 M$ au total 

La somme totale réclamée par ces motards s’élève dorénavant à 89 M$. 

À la suite de son arrestation en avril 2009, Coates, 52 ans, faisait face à sept chefs d’accusation, dont complot pour meurtre, trafic de drogue et gangstérisme. 

Sept ans plus tard, celui que les policiers considéraient comme une relation du chapitre des Hells de Sherbrooke a obtenu l’arrêt complet des procédures à la demande de la Couronne, en mai 2016. Et ce, après avoir refusé de plaider coupable en échange d’une peine symbolique. 

« Le demandeur [a refusé] cette offre, souhaitant être acquitté pour blanchir son nom », écrivent ses avocats dans la poursuite que Le Journal a consultée. 

« Perdu 10 mois de sa vie » 

Coates prétend avoir « perdu 10 mois de sa vie » derrière les barreaux en raison des accusations portées « de mauvaise foi » par la Couronne et avec « le but avoué d’anéantir les Hells Angels au Québec ». 

Il estime que toute cette affaire est responsable de l’AVC qu’il a subi en 2012, de la vente « forcée » de ses trois immeubles à logements ainsi que de son divorce en 2017. 

Le demandeur accuse l’ex-Hells Angels Boulanger, qui a reçu 2,9 M$ pour devenir délateur dans cette opération, d’avoir « façonné » ses « témoignages inexacts [...] par soif de vengeance » contre son ancienne bande. 

Coates mentionne qu’il a déjà été « prospect » – ou aspirant membre – des Hells du chapitre ontarien de London. Mais la bande l’avait informé en 2002 « qu’il n’obtiendrait jamais le statut de membre de l’organisation » pour des raisons qu’il n’a pas précisées dans sa requête.