/news/provincial
Navigation

[VIDÉO] Cancer de la prostate: Labeaume évoque un cancer «un peu invasif»

Sans donner d’échéances précises, il admet qu’il devra prendre du repos

[VIDÉO] Cancer de la prostate: Labeaume évoque un cancer «un peu invasif»
Photo Jean-François Desgagnés

Coup d'oeil sur cet article

Sonné par un cancer de la prostate « plus vilain » que ce qu’il espérait, le maire Labeaume a convenu qu’il devra alléger progressivement son agenda. Pas question cependant de parler de « vacances » du pouvoir, a-t-il insisté.

Lundi, à 15 h 30, le maire de Québec a choisi sa page Facebook pour s’adresser directement à la population à l’occasion de sa première sortie publique depuis l’annonce de sa maladie, mercredi dernier.

Dans une vidéo de moins d’une minute, il a mentionné qu’il savait depuis septembre 2018 qu’il souffrait très probablement d’un cancer de la prostate.

« Depuis le mois de septembre, je sais qu’il est fort probable que j’aie ce problème de santé là », a-t-il fait savoir.

Plus pâle qu’à l’habitude, M. Labeaume a ensuite répondu aux questions des médias, à l’hôtel de ville de Québec, en marge d’un point de presse.

Il a indiqué que le diagnostic médical formel du cancer de la prostate est tombé il y a trois semaines.

« L’attente est plus pénible que de recevoir le verdict, a-t-il décrit. Je passe des tests actuellement. J’ai commencé en fin de semaine pour voir un peu l’ampleur de la bête, puis bientôt on va aller s’attaquer au crabe. »

Alléger son agenda

Sans savoir si le cancer s’est attaqué à d’autres organes, le maire de Québec a souligné que « c’est un peu invasif. Ça devrait aller, mais on ne le sait pas encore. C’est plus vilain que je l’espérais [...] Psychologiquement et émotivement, c’est pas toujours égal ».

Régis Labeaume a ajouté que son entourage essaye d’alléger son agenda, ce qui n’est pas évident à cause de ses multiples engagements. Le maire a également révélé qu’il tente de se reposer et de travailler uniquement pendant des demi-journées. « Je n’ai pas travaillé vendredi. C’est excitant », a-t-il plaisanté.

Travailler au téléphone

Pour le moment, il n’est aucunement question de « transfert de responsabilités » et encore moins de la désignation – même temporaire – d’un remplaçant.

« Les médecins ne me couperont pas la tête et les mains. Je devrais être capable de travailler au téléphone. Que je sois couché, assis ou debout, ça marche pareil le téléphone », a-t-il insisté en assurant que « la Ville va fonctionner. Il n’y aura pas de vacances à la gestion de la Ville ».

Le maire de Québec a tenu à remercier toutes les personnes qui l’ont contacté, ces derniers jours, pour lui transmettre « [une] tonne d’encouragement et [une] tonne d’affection ».

« Je me sens bien chanceux d’être bien entouré », a-t-il indiqué.