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160 M$ réclamés pour l’ajout de professionnels dans les écoles

Johanne Pomerleau, présidente de la Fédération des professionnels de l’éducation du Québec
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean Johanne Pomerleau, présidente de la Fédération des professionnels de l’éducation du Québec

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Le gouvernement Legault doit investir au moins 160 millions $ pour que davantage de psychoéducateurs, orthophonistes, psychologues et autres professionnels soient présents dans les écoles québécoises pour répondre aux besoins des élèves.  

C’est du moins la demande formulée par la Fédération des professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ), à quelques jours de la présentation du premier budget du gouvernement caquiste, jeudi le 21 mars.  

Cette somme est le «minimum» à injecter pour que la Coalition avenir Québec remplisse sa promesse électorale d’établir un plancher de services dans chaque école, afin de répondre aux besoins des élèves en difficulté, affirme Johanne Pomerleau, présidente de la FPPE.  

«Présentement, les services sont totalement insuffisants», lance-t-elle.  

2000 professionnels à embaucher  

La somme de 160 millions $ permettrait d’embaucher 2000 professionnels supplémentaires, afin d’en arriver à un ratio de de cinq professionnels en service direct pour 1000 élèves, alors que le ratio moyen est présentement de 3,26, selon la fédération syndicale.  

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a promis en campagne électorale de mettre en place un plancher de services pour chaque école d’ici la fin du premier mandat et de hausser le nombre de professionnels dans le réseau scolaire dès la rentrée 2019.  

Mettre fin au yoyo  

Ce «seuil minimum» représenterait «une solution pour arrêter de jouer au yoyo avec les services, pour arrêter d’être victimes des compressions», affirme Mme Pomerleau.  

En période de compressions budgétaires, les services professionnels sont souvent les premiers touchés, puisqu’ils ne sont pas protégés par un ratio comme c’est le cas pour les enseignants, explique Mme Pomerleau.  

Pour établir ce plancher de services, différents facteurs devraient être pris en compte, comme le nombre d’élèves en difficulté ou issus de l’immigration, le nombre de classes spécialisées ainsi que des facteurs socioéconomiques, comme le seuil de faible revenu, affirme la fédération. 

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