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Coupe du monde à Québec: une vitrine pour la relève

Dix Québécois participeront aux finales de la Coupe du monde à Québec

Antoine Briand
Photo Alain Bergeron Antoine Briand (à gauche) et Philippe Boucher ont obtenu leur invitation aux finales de la Coupe du monde après avoir chacun remporté une épreuve aux récents championnats canadiens.

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Au milieu des Klaebo, Bolshunov, Johaug et autres grands noms du ski de fond mondial en spectacle sur les plaines d’Abraham, il y aura aussi des Cyr, Dumas, Corriveau et Leclair.

La tenue des finales de la Coupe du monde à Québec devient une occasion d’ouvrir un laboratoire pour y pratiquer des expériences avec le talent émergent de la province. L’attribution de cet événement au Canada accorde à l’équipe nationale des places additionnelles, ce qui permettra à un total de 29 skieurs d’y participer.

« Les spectateurs le long de la piste vont voir seulement mon résultat. Mais mon véritable résultat à moi, ce sera d’enregistrer un paquet d’informations que je vais commencer à mettre en pratique dès l’été prochain à l’entraînement », entrevoit Philippe Boucher, qui fêtera ses 22 ans une semaine après cet événement.

Des invitations méritées

Ce skieur originaire de Lévis a mérité sa place à Québec, tout comme son pote Antoine Briand.

Boucher a signé le meilleur chrono à la poursuite de 15 km en style libre lors des championnats canadiens à Gatineau, il y a une semaine.

Briand entrera lui aussi sur les plaines par la grande porte, après avoir remporté les qualifications et l’épreuve de sprint individuel en devançant les meilleurs prétendants, dont le vétéran de la Coupe du monde, Len Valjas.

« Je voulais devenir champion canadien et régler la question de cette façon. Depuis le début de saison, j’avais cet objectif d’avoir le titre de meilleur sprinteur au Canada. Je l’ai fait. Le seul qui manquait cette journée-là, c’est Alex [Harvey] ! », explique avec fierté le skieur de 23 ans originaire de Sept-Îles.

Des ouvertures

Les départs à la retraite d’Alex Harvey et de Len Valjas lanceront une nouvelle ère dans l’équipe canadienne masculine. Les postes de remplacement appartiennent aux plus offrants. Après sa victoire au 10 km en style classique aux championnats nationaux, Valjas avait d’ailleurs lancé des compliments à la prochaine génération, une remarque qui devait concerner le Québécois Antoine Cyr, âgé de seulement 20 ans, et médaillé de bronze à 16 secondes de l’Ontarien ce jour-là.

« Ils affichent déjà les temps qu’Alex faisait quand il avait leur âge. Ces jeunes sont talentueux et nous pourrions avoir des podiums en Coupe du monde plus tôt que nous le pensons », avait dit le Torontois.

Boucher et Briand, qui partageront maintenant un appartement près du mont Sainte-Anne afin d’optimiser leur entraînement estival, entendent monter dans le train.

Le contact étroit avec l’élite mondiale, en fin de semaine à Québec, leur permettra d’explorer tout le sérieux requis pour y accéder un jour.

« J’ai trouvé dommage de ne pas me qualifier pour les mondiaux des moins de 23 ans cette année, mais ça m’a permis de réaliser que représenter le Canada n’est pas une mince affaire. Quand tu le fais, tu dois être à ton sommet et ne pas y aller en touriste », observe Philippe Boucher, réaliste.

« Ça doit être la même chose pour une Coupe du monde, dit-il. Oui, c’est une belle récompense, mais si je n’avais pas eu le niveau et que j’avais été invité quand même, ça aurait été moins magique. Mais là, j’ai mérité ma place. »

Antoine Briand, sans complexe

Champion canadien en sprint, Antoine Briand a hâte d’en découdre avec « les principales fusées » pour savoir où il se situe sur la planète.

Le match de vendredi, en ouverture des finales de la Coupe du monde, offrira un hors-d’œuvre de qualité.

Il y aura évidemment le Norvégien Johannes Hoesflot Klaebo, spécialiste incontesté de cette épreuve explosive pour qui les sept victoires en huit occasions lui permettent d’occuper le sommet au classement général.

« Je ne vais pas là juste pour m’amuser sur les Plaines. Avec la journée que j’ai connue samedi dernier aux championnats canadiens, je sais que je suis au sommet de ma forme. Mon plan d’entraînement a été fait en conséquence et je suis confiant en mes capacités. Je pense que le top 30 est faisable », estime Briand, qui vise ce plateau obligatoire des 30 plus rapides aux qualifications afin de passer dans les rondes éliminatoires.

« J’espère ne pas me tromper, mais je sais que je vais me situer entre le 20e et le 40e. Si j’ai une bonne journée, je suis convaincu que je serai près du top 30. Et une fois parmi les 30 premiers, je suis un stratège en course, alors tout peut arriver », prétend-il.

La foule réclame déjà une double touche locale « Briand-Harvey ».

QUÉBÉCOIS À LA COUPE DU MONDE

Pré-qualifiés

  • Cendrine Browne, Saint-Jérôme
  • Katherine Stewart-Jones, Chelsea
  • Alex Harvey, Saint-Ferréol

Qualifiés 

♦ Femmes

  • Marie Corriveau, Mont Sainte-Anne
  • Laura Leclair, Chelsea
  • Frédérique Vézina, Saint-Ferréol

♦ Hommes

  • Philippe Boucher, Lévis
  • Antoine Briand, Sept-Îles
  • Antoine Cyr, Gatineau
  • Alexis Dumas, Québec