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Des changements au projet de condos

Le promoteur veut rejoindre «d’autres clientèles»

Vandalisme Boucherie Bégin
Photo courtoisie L’inscription « beau mur pour brûler » est récemment apparue sur la façade de l’ancienne Boucherie Bégin. Le promoteur du projet de condos a rapidement tout fait nettoyer.

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Le promoteur derrière le projet immobilier de l’ancienne Boucherie Bégin annoncera au cours des prochaines semaines une nouvelle mouture du projet, afin de mettre finalement le chantier en branle.

Assurant que le projet « suit son cours et sera démarré comme prévu », le promoteur Jean-Michel Munger, du Groupe Genius, a malgré tout confirmé au Journal que des changements aux plans de condominiums allaient être dévoilés sous peu.

« On garde le cap, mais on va offrir de nouvelles possibilités de faire des changements au niveau financier sur le projet », explique le promoteur à propos des habitations qui avaient été initialement dévoilées en mars 2018.

Peu de détails

Questionné sur les détails de ces « nouvelles possibilités », M. Munger s’est fait avare de commentaires, préférant attendre une annonce officielle.

« On a eu quand même 1500 contacts de gens intéressés, mais ils avaient souvent des demandes qu’on n’était pas capable d’offrir dans le projet initial. Plutôt que de dire non, on a pris les demandes et on s’est remis au travail pour répondre à ces besoins », s’est contenté de préciser le promoteur, parlant d’un « remodelage » pour rejoindre « d’autres clientèles ».

Quant aux nouveaux délais avant la très attendue démolition de l’ancienne Boucherie Bégin, fermée et laissée à l’abandon depuis 2012, il faudra attendre quelques semaines avant d’en connaître les détails. Un échéancier renouvelé serait toutefois prêt.

« On parle en termes de semaines, ce sera assez rapide », assure le Groupe Genius, qui souhaitait au départ livrer son projet pour l’automne dernier.

L’opposition continue

De son côté, le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste poursuit sa croisade contre le projet, dénonçant l’inaction des promoteurs. Le comité lancera le 2 avril prochain une série d’actions communautaires pour revendiquer la démolition rapide de l’édifice et son expropriation. Un envoi massif de plaintes à la Ville et un rassemblement sont notamment prévus.

Des graffitis ont aussi été faits sur la façade de l’édifice actuel. Même si l’un des derniers messages, « Beau mur pour brûler », se voulait plus violent que les précédents, le promoteur du projet ne s’inquiète pas outre mesure de ce vandalisme.

« C’est l’œuvre de quelques individus. Ça nous aurait inquiétés plus que ça si ç’avait été un reflet de l’opinion publique », souligne Jean-Michel Munger.