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Le défi des plaines d’Abraham

Un auditoire de 14 millions de téléspectateurs aura les yeux sur Québec

Serge Veuthey
Photo Alain Bergeron Serge Veuthey avoue ne pas avoir favorisé le profil de skieur d’Alex Harvey dans la conception du parcours de sprint de 1,6 km. « Tant mieux, si on le fait plus long et que ça l’arrange, mais on doit aussi utiliser le terrain le plus possible », dit-il.

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Entasser des milliers de spectateurs venus voir les meilleurs skieurs de la planète, avec le souci de retransmettre à la télé des images imprenables sur Québec et le fleuve Saint-Laurent, une coupe du monde sur les plaines d’Abraham commande une série de défis.

Pour la quatrième fois depuis décembre 2012, la Fédération internationale de ski (FIS) débarque avec son cirque blanc du ski de fond, une troisième expérience pour des finales de la saison après celles de 2016 et 2017.

Dans sa formule de courses en milieu urbain de plus en plus prisée, la FIS semble avoir trouvé une valeur sûre à Québec. Un autre arrêt prévu dans le cadre d’un tour final en territoire nord-américain, l’an prochain, témoigne de la valeur de sa cote.

« Le défi de livrer une belle qualité de parcours est toujours là. On est dans un truc urbain et il faut assurer une belle qualité de la neige et se préoccuper aussi des images que ça va donner. La FIS veut dynamiser ce genre de produit, et ce qu’on fait les ravit », affirme le concepteur des parcours, Serge Veuthey, directeur technique à la société Gestev qui organise l’événement.

Neige assurée

S’inspirant des finales tenues en 2017, les organisateurs estiment à 14 millions l’auditoire télévisuel international durant les trois jours de compétition. Le marché de l’Allemagne, et son potentiel de deux millions de téléspectateurs, s’est joint cette année aux fidèles pays européens de diffusion, comme la Norvège, évidemment.

Pour répondre à ces attentes, notre hiver s’est acquitté de sa tâche en fournissant la matière première : la neige. À tel point que les projections de 1000 heures d’enneigement artificiel, prévues afin d’assurer un tapis minimum, ont été abaissées à environ 400.

« Malgré toute cette neige qu’on a reçue durant l’hiver, il a quand même fallu la répartir sur les parcours. Ça nous a obligés à commencer tôt à construire le site, mais ça nous donne aussi une couche de neige plus épaisse pour permettre de résister à ce qu’on va vivre », affirme Veuthey en référence à la pluie annoncée des prochains jours.