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Premier budget caquiste : des baisses d’impôt pour les travailleurs de 60 ans et plus

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 Confronté à une pénurie de main-d’œuvre combinée au vieillissement de la population, le gouvernement Legault accordera des baisses d’impôts additionnelles totalisant 100 M$ par année pour les 60 ans et plus qui continuent de travailler.

 À l’heure actuelle, les règles fiscales, encouragent seulement les travailleurs de 61 ans et plus à rester le plus longtemps possible sur le marché du travail. 

 L’âge d’admissibilité à ce crédit d’impôt, rebaptisé «pour la prolongation de carrière » par le gouvernement Legault, est abaissé à 60 ans. Le niveau de revenu à partir duquel un travailleur de 60 ans paie de l’impôt passera quant à lui de 18 129 $ à 28 226 $. 

 « Si on résume, on a un 10 000 $ additionnel sur lequel un travailleur québécois de 60 ans et plus ne paiera pas d’impôt », a expliqué Sylvain Gilbert, fiscaliste associé chez Raymond Chabot Grant Thornton. 

 Québec estime qu’environ 44 000 travailleurs âgés de 60 ans bénéficieront d’une aide fiscale moyenne de 955 $. 



 Les travailleurs de 61 à 64 ans qui bénéficient déjà du crédit d’impôt, au nombre de 114 000, profiteront d’un gain moyen de 550 $. 

 « Près de 158 000 travailleurs pourront profiter de cette mesure dès 2019 », estime le ministre des Finances, Éric Girard. De ce nombre, 20 000 n’auront plus d’impôt provincial à payer. 

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 Écart avec l’Ontario

 Avec cette mesure, le gouvernement caquiste souhaite aussi s’attaquer à l’écart qui existe actuellement entre le Québec et l’Ontario à l’égard du nombre de personnes de 60 ans et plus à l’emploi. 

 « Le Québec tire de l’arrière, a expliqué le ministre Girard. [...] En 2018, le taux d’emploi chez les 60 ans et plus au Québec était inférieur de plus de 4 points de pourcentage au taux d’emploi observé en Ontario. [...] Si le taux d’emploi du Québec rattrapait celui de l’Ontario, le Québec pourrait compter sur plus de 89 000 travailleurs additionnels. » 

 Environ 34 000 PME bénéficieront aussi d’un allègement fiscal afin d’inciter les travailleurs d’expérience à demeurer ou à retourner sur le marché du travail, que ce soit à temps complet ou temps partiel. À terme, cette mesure coutera près de 339 M$ sur cinq ans à l’État.