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[PHOTOS] Coupe du monde de ski de fond: en guise de réchauffement

Alex Harvey termine 10e au sprint individuel sur les Plaines

Réaliste sur sa place dans la nouvelle hiérarchie des épreuves de sprint, Alex Harvey voit dans son 10e rang de vendredi une bonne préparation pour les deux épreuves de distance restantes à ces finales de la Coupe du monde. « Les sprinteurs purs étaient plus forts que moi », a-t-il concédé vendredi.
Photo Didier Debusschère Réaliste sur sa place dans la nouvelle hiérarchie des épreuves de sprint, Alex Harvey voit dans son 10e rang de vendredi une bonne préparation pour les deux épreuves de distance restantes à ces finales de la Coupe du monde. « Les sprinteurs purs étaient plus forts que moi », a-t-il concédé vendredi.

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Quand un vent mordant comme celui de vendredi souffle sur les plaines d'Abraham, on cherche la chaleur où on peut. Alex Harvey en a généré en terminant 10e de l'épreuve individuelle de sprint et sa présence jusqu'en demi-finale a servi de période de réchauffement pour le reste de la fin de semaine.

En sous-carte de la domination en finale du Norvégien Johannes Hoesflot Klaebo, il n'y a pas de déception d'apprendre que le chouchou de la foule se soit arrêté en demi-finale. Durant cette saison qui s'achève, c'était seulement la quatrième fois en neuf occasions dans ce type d'épreuve – Coupe du monde et championnats du monde confondus – que le Québécois réussissait à accéder aux rondes éliminatoires en se qualifiant parmi les 30 premiers.

Réaliste sur sa place dans la nouvelle hiérarchie des épreuves de sprint, Alex Harvey voit dans son 10e rang de vendredi une bonne préparation pour les deux épreuves de distance restantes à ces finales de la Coupe du monde. « Les sprinteurs purs étaient plus forts que moi », a-t-il concédé vendredi.
Photo Didier Debusschère

« J'étais dans ma chambre hier (jeudi) et je me disais : si je peux faire la demi-finale, ça va me donner beaucoup de secondes de bonification pour ce mini-tour. C'était le but. C'est sûr que j'étais anxieux un peu parce que je ne m'étais pas qualifié en sprint en Coupe du monde depuis décembre à Lillehammer. Je savais qu'il fallait que je commence par me qualifier. J'ai bien joué mes cartes et je suis vraiment content », a résumé le Québécois, 23e au contre-la-montre.

De l’ambiance, malgré tout

Une foule de quelques milliers de spectateurs a bravé le temps humide et venteux. Elle a trouvé son plaisir dans la progression de la journée de celui qu'elle était venue encourager, notamment quand il est entré deuxième dans sa course de quart de finale, alors qu'il était aussi loin que cinquième avant d'attaquer le dernier droit.

Réaliste sur sa place dans la nouvelle hiérarchie des épreuves de sprint, Alex Harvey voit dans son 10e rang de vendredi une bonne préparation pour les deux épreuves de distance restantes à ces finales de la Coupe du monde. « Les sprinteurs purs étaient plus forts que moi », a-t-il concédé vendredi.
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE

Réaliste sur ses chances diminuées pour un podium par rapport au plus fort de sa carrière, Harvey a aimé le contenu du spectacle qu'il avait promis d'offrir.

« J'en ai donné un bon en quart de finale, j'ai gardé le monde sur le bout de leur siège. C'était le fun », a-t-il salué.

« Il ne fait pas super beau aujourd'hui (vendredi), mais le fait qu'il y ait beaucoup de monde, c'était cool. Quand j'arrivais au départ, ça criait. Durant mon réchauffement, j'étais capable de rester dans ma bulle, mais quand je me présentais à la ligne, j'entendais clairement mon nom. »

« C'est bon pour le ski de fond », a exprimé Federico Pellegrino, condamné à jouer l'éternel second derrière le prodige Klaebo.

« Il y avait beaucoup de spectateurs. En Europe, on n'a pas l'habitude d'en avoir autant dans ce genre de conditions climatiques. Ce qu'on a vu aujourd'hui, c'est grâce à Alex. Quand Alex ne sera plus là l'an prochain, j'espère que les gens vont quand même venir aussi nombreux », a émis l'Italien, qui goûtera à nouveau au charme de Québec lors du tour nord-américain prévu en 2020.

Bon pour la suite

Harvey occupe samedi matin le 10e rang au classement de ce mini-tour. Ses ambitions de rôder autour du podium à l'issue de cette compétition, dimanche, a pris de la vigueur avec le sprint de vendredi.

Réaliste sur sa place dans la nouvelle hiérarchie des épreuves de sprint, Alex Harvey voit dans son 10e rang de vendredi une bonne préparation pour les deux épreuves de distance restantes à ces finales de la Coupe du monde. « Les sprinteurs purs étaient plus forts que moi », a-t-il concédé vendredi.
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE

« C'est mission accomplie. Que ce soit au Tour de ski ou dans les mini-tours comme celui d'ici, à chaque journée de sprint, l'objectif est de faire la demi-finale pour s'assurer de points », a répété le skieur de Saint-Ferréol.

« Je ne cacherai pas que je voulais faire la finale, mais c'était pour d'autres raisons que le mini-tour lui-même, comme pouvoir vivre plus longtemps l'effet de la foule. »

Le match prévu entre Klaebo et le Russe Alexander Bolshunov, troisième vendredi, va bel et bien avoir lieu durant les deux prochains jours. L'enjeu du championnat du classement général, mené actuellement par 24 points à l'avantage du Norvégien, se jouera avec le départ groupé de 15 km en style classique de samedi et la poursuite de 15 km en style libre de dimanche.

Dans le groupe, un Québécois a bien l'intention de causer une diversion.

 

CLASSEMENT MINI-TOUR QUÉBEC

1. Johannes Hoesflot Klaebo, Norvège, 2 m 37,6 s

2. Federico Pellegrino, Italie, + 5,3 s

3. Alexander Bolshunov, Russie, + 9,6 s

11. Alex Harvey, Canada, + 28 s

 

RÉSULTATS SPRINT 1,6 KM STYLE LIBRE

Hommes

1. Johannes Hoesflot Klaebo, Norvège

2. Federico Pellegrino, Italie

3. Sindre Bjoernestad Skar, Norvège

10. Alex Harvey, Canada

43. Len Valjas, Canada

50. Antoine Briand, Canada

66. Antoine Cyr, Canada

74. Alexis Dumas, Canada

79. Philippe Boucher, Canada

Femmes

1. Stina Nilsson, Suède

2. Maja Dahlqvist, Suède

3. Jonna Sundling, Suède

43. Katherine Stewart-Jones, Canada

61. Laura Leclair, Canada

64. Cendrine Browne, Canada

71. Marie Corriveau, Canada

72. Frédérique Vézina, Canada

73 . Anne-Marie Petitclerc, Canada

 

Un diplômé de Harvard prêt à la succession

Rémi Drolet
Photo Didier Debusschère
Rémi Drolet

Né en Colombie-Britannique de parents québécois, Rémi Drolet, qui a terminé septième aux récents championnats mondiaux juniors, a le profil pour devenir le prochain Alex Harvey. Sans doute que le Canada sera prêt à l’attendre quand il aura obtenu son diplôme en physique de l’Université de Harvard !

Édouard Drolet, originaire de Chicoutimi, et Nathalie Levasseur, de Shawinigan, ont maintenant un fils qui pourrait éventuellement faire parler de lui dans l’actualité au Québec. La vie qu’ils mènent à Rossland, à une dizaine de kilomètres de l’État américain de Washington, a non seulement assouvi leur passion pour le ski alpin, mais elle a aussi permis de faire naître l’un des plus beaux projets en ski de fond pour le pays.

« Ce serait un honneur de devenir un membre régulier de l’équipe nationale. Alex a été un skieur incroyable et un modèle pour moi, mais moi, je veux être Rémi Drolet. Pas nécessairement être Alex Harvey. J’aimerais pouvoir être aussi bon que lui un jour. C’est mon but à atteindre dans les prochaines années », a projeté dans un excellent français le jeune homme de 18 ans.

Drolet a terminé 67e du sprint de vendredi, un résultat excusé par son âge et ses aptitudes versées davantage pour les épreuves de distance. Il a révélé ses ressources réelles en terminant septième de l’épreuve de 30 km en style classique, aux récents championnats mondiaux juniors en Finlande. Peu banal quand on apprend qu’il a perdu ses deux skis alors qu’il se trouvait en tête de course, ce qui l’a forcé à combler l’écart que sa malchance a causé.

« C’est un des meilleurs résultats canadiens depuis longtemps. J’ai travaillé très fort pour me rendre là et je savais que le départ groupé en classique était ma meilleure chance », dit-il.

Dans la NCAA

Avant d’espérer combler le vide laissé par Alex Harvey, ce brillant élève entrera à Harvard, l’automne prochain. Il s’élancera du même coup dans une carrière en parallèle dans la NCAA, mais promet de retourner aux mondiaux juniors l’an prochain. Ensuite, la latitude accordée par la prestigieuse université, durant son stage de quatre ans, l’autorise à voir encore plus haut.

« Harvard offre son support pour nous permettre de participer à des compétitions internationales. Si je pense avoir des chances pour me qualifier à un événement majeur, comme les championnats du monde ou même les Jeux olympiques, je prendrais peut-être une année sabbatique de l’université. Ce serait bien. Je compléterais mon diplôme en cinq ans, tout simplement. »

Simple, en effet.