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«Ce que je fais est simple et sans flafla» -Rémi-Pierre Paquin

«Ce que je fais est simple et sans flafla» -Rémi-Pierre Paquin
Photo Martin Alarie

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Des Invincibles aux Pays d’en haut, en passant par Rock n’ Road, Annie et ses hommes, Mauvais karma et Rumeurs, Rémi-Pierre Paquin est un comédien qui prend un plaisir immense à passer d’un personnage à l’autre, et touche même à l’animation. Il sera sur les planches du théâtre du Rideau Vert au mois de mai avec la pièce dirigée par Denise Filiatrault, Le Schpountz, de Marcel Pagnol. D’ici là, il sera au Cabaret du Lion d’Or le 26 mars avec l’hilarante lecture de biographies d’artistes et personnalités.Avec ses collègues, il partira en tournée partout au Québec avec Bio dégradable 2. Côté cuisine, Rémi-Pierre Paquin est associé dans plusieurs succursales du pub Le Trèfle. Évidemment, il adore la bière et la cuisine chaleureuse des pubs irlandais, mais c’est avec la cuisine mexicaine et italienne qu’il est vraiment en amour.

Questionnaire gourmand

Présente-moi ton accessoire de cuisine fétiche, et pourquoi l’avoir choisi ?

J’ai reçu de ma mère des assiettes et des plats pour manger et servir les pâtes. Mais pour être bien honnête, je m’en sers tout le temps, pas juste pour manger des pâtes. Ce n’est pas un cadeau que je garde dans un placard de peur de les casser.

As-tu d’autres accessoires qui te facilitent la vie dans ta cuisine ?

Comme tout le monde, lorsque tu es tanné de couper des légumes et de la viande avec des couteaux désuets, tu acceptes d’investir un peu et de t’équiper correctement, c’est ce que j’ai fait et c’est un bon investissement.

Pour toi, un repas et une soirée parfaite, c’est quoi ?

Ce que je constate et je m’en rends compte avec ta question, c’est que j’invite beaucoup plus souvent au chalet que chez moi, à Montréal. Au chalet, c’est sans prétention, bien relax, dès que la température le permet, du printemps à l’automne, je fais des BBQ. Des côtes levées, des bons steaks, des côtes de porc, des saucisses, des légumes grillés, on prend du vin dehors, et tout le monde met la main à la pâte.

Sinon, à la maison en ville, je reçois là aussi sans complication, une fondue chinoise, un bon riz pilaf que ma mère m’a montré à faire. J’ai des amis dominicains et ils m’ont montré à faire du riz avec du fromage, c’est très bon. Sinon, je ne mange presque jamais de desserts, je ne suis pas bec sucré.

Essaies-tu tes recettes avant de les servir à tes invités ?

En fait non, honnêtement, j’ai quelques recettes que je refais chaque fois, je ne regarde pas de livre, pas d’internet, ce que je fais est simple et sans flafla.

Raconte-moi la réalisation culinaire dont tu es le plus fier.

Ce n’est pas un repas, mais une préparation. Avec des amis, nous avons fait 400 pots de sauce tomate. Ça ne finissait plus de finir, de 8 h le matin à 3 h du matin, malade. Genre à te décourager à tout jamais d’en refaire, mais c’est bon.

Disons que tu rates les choses à l’occasion, est-ce qu’il t’est déjà arrivé de servir un plat complètement raté... ?

Justement, je fais très bien la recette du riz pilaf avec du fromage, mais un jour, pour faire différemment, j’ai mis du fromage fumé dedans. C’était raté, en plus, mes invités n’arrêtaient pas de dire « tu as raté ton riz, ça goûte le brûlé. »

Meilleure expérience culinaire à vie ?

Le Pujol est reconnu comme le meilleur restaurant à Mexico.
Photo courtoisie
Le Pujol est reconnu comme le meilleur restaurant à Mexico.

Pujol à Mexico, c’est une expérience exceptionnelle. J’avais presque les larmes aux yeux lorsque j’ai mangé son mole. Il faut dire que je suis un amoureux de la cuisine mexicaine, pour moi, un ceviche, il n’y a rien de mieux.

Ça sentait quoi chez toi, dans la cuisine, lorsque tu étais petit ?

«Ce que je fais est simple et sans flafla» -Rémi-Pierre Paquin
Photo Adobe Stock

Ma mère faisait des truites meunières que mon père rapportait de la pêche. J’ai encore l’odeur en tête juste à en parler. J’ai tellement aimé ça. Nous avions aussi un rituel avec mon père qui faisait le brunch du dimanche après la messe et le soir, il nous servait son fameux spaghetti aux boulettes aux trois viandes sur laquelle il ajoutait des champignons sautés et du fromage qu’il faisait gratiner. Des beaux souvenirs à table.

As-tu un rêve culinaire ? Par exemple, un resto où tu souhaites aller, un projet culinaire, un vin rare à déguster... ?

Il lui tarde de goûter le whisky irlandais.
Photo Adobe Stock
Il lui tarde de goûter le whisky irlandais.

Aller en Irlande pour découvrir le whisky irlandais et la bière, mais j’adorerais aller manger dans un vignoble, dans le vignoble de Marcel Lapierre, par exemple.

Livre de recettes préféré ?

Un jour j’ai acheté dans une vente de garage le livre de recettes de Frank Cotroni, j’ai même fait sa sauce à spag.

Fromage préféré ?

«Ce que je fais est simple et sans flafla» -Rémi-Pierre Paquin
Photo Adobe Stock

J’adore le fromage, j’en mangerais tout le temps particulièrement le gouda 5 ans et le cheddar fort.

Son carnet d’adresses

Tes restos préférés ?

Cul-sec, cave et cantine à Montréal.
Photo courtoisie
Cul-sec, cave et cantine à Montréal.

Le Heirloom, pour les polpettes de veau sauce tomate, c’est super bon. Cul-sec, de Martin Juneau, j’adore les vins nature, alors pour moi, c’est la place.

Resto préféré pour sortir en tête-à-tête ?

J’aime bien le Marconi pas loin du marché Jean-Talon. Cuisine, service, ambiance relax. Mousso, cuisine incroyable, c’est une belle place.

Resto préféré pour tes sorties en groupe ?

Le Bungalow, pour être en groupe, bien manger et passer du bon temps, c’est cool.

Boutique gourmande préférée ?

La Maison du Rôti, à Montréal, c’est bien pratique. Tous les jours dimanche, à Shawinigan, une boulangerie artisanale que j’adore.

Resto préféré à l’extérieur de Montréal ?

Le restaurant Zélé, sur le chemin Sainte-Flore, Shawinigan. Un excellent bistro.

Dans le verre

La bière évidemment : Microbrasserie Trou du diable, Microbrasserie À la Fût, Microbrasserie Broadway.

Vin préféré ?

Je suis un amateur de gamay, les vins nature aussi, les vins de soif. Sinon, pour le blanc, le sancerre de Pascale Jolivet. Parfois le vin orange.

Produits culinaires chouchous ?

Rémi-Pierre aime bien choisir le boudin au restaurant.
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Rémi-Pierre aime bien choisir le boudin au restaurant.

Le boudin, au restaurant je le choisis souvent, car je n’en fais pas à la maison. Le ceviche de pétoncles, de poisson blanc, bref, un truc très frais. Les choux de Bruxelles du Montréal Plaza, à Montréal.

Recette fétiche ?

Ma dinde au bacon que je sers chaque année le 31 décembre. Aussi, des pâtes tièdes avec des cœurs d’artichaut, du parmesan, des câpres, tomates cerises, j’ajoute un morceau de poisson grillé, simple et bon.

De quoi ne peux-tu pas te passer en cuisine ?

La tomate. Lorsque j’étais enfant, je mangeais des tomates dans le jardin.

Gourmandise coupable ?

Les chips au vinaigre.

Ton style de cuisine préféré ?

Mexicaine. Je serais capable d’en manger à chaque repas, pour le reste de mes jours.