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Michael Woods vise encore plusieurs grandes victoires

Le meilleur cycliste au Canada reprend l’action dans quelques jours en Espagne

Il n’y a pas si longtemps. Michael Woods s’entraînait dans l’anonymat du parc de la Gatineau. Le voilà maintenant parmi les meilleurs cyclistes au monde.
Photo d’archives, AFP Il n’y a pas si longtemps. Michael Woods s’entraînait dans l’anonymat du parc de la Gatineau. Le voilà maintenant parmi les meilleurs cyclistes au monde.

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Fort d’une entente de plusieurs saisons avec son équipe, le meilleur cycliste au pays se sent d’attaque pour remporter une grande victoire en avril et peut-être une étape du prochain Tour de France.

Michael Woods, d’Ottawa, a signé la semaine dernière pour plusieurs saisons avec la formation EF Education First. Avec des performances incroyables, l’olympien de Rio continue d’émerveiller les fans de cyclisme du Québec et du Canada.

En début de saison 2019, Woods a terminé au 3e rang du classement général du Tour Herald Sun, à Melbourne. Il a également remporté la 2e étape. Après une pause salutaire, ce dernier se prépare pour le Tour de Catalogne, du 25 au 31 mars et le Tour du Pays basque, du 8 au 13 avril.

Un objectif majeur

Pour gonfler son palmarès, il vise ensuite un coup d’éclat sur l’une ou l’autre des trois classiques ardennaises en avril, l’Amstel Gold Race le 21 avril, la Flèche wallonne le 24 avril et la « Doyenne », Liège-Bastogne-Liège, le 28 avril.

« Après l’Australie en janvier, j’ai pensé que le mieux à faire était de prendre du repos. Depuis les Mondiaux en fin de saison dernière, je n’avais pas pris beaucoup de temps pour moi. J’ai fait du jogging avec ma femme et un peu de vélo de montagne », a expliqué Woods depuis Gérone, en Espagne, où il vit désormais.

En 2018, il avait justement pris le deuxième rang de l’épreuve Liège-Bastogne-Liège. « J’aime Amstel, et la Flèche est une course créée pour moi. Cette année, je crois que Liège sera un peu plus difficile à gagner avec une arrivée en terrain un peu plus plat et peut-être 5 à 10 cyclistes au sprint. Ce n’est pas comme l’an dernier », a ajouté Woods sans trop dévoiler ses intentions.

Toujours humble, il ignore où finira son ascension fulgurante, même si son âge, 32 ans, risque de le rattraper, comme les autres. En septembre dernier, il a décroché la médaille de bronze aux Championnats du monde en Autriche. Dans la dernière montée, Woods était visiblement le plus fort. Il ne veut pas songer au résultat si la ligne d’arrivée s’était retrouvée au sommet. Les derniers mois ont été riches en émotions.

Au Tour de France

« C’est trop dur de penser à ça. Je ne regarde jamais derrière. Je suis vraiment fier de ce que j’ai fait. J’ai beaucoup plus confiance en moi. Au Tour de France, je vais faire tout ce qu’on me demande. Aller chercher des bidons pour Rigoberto Uran ou gagner des étapes, je suis prêt ! », termine-t-il.

En 2018, l’athlète a aussi signé sa première victoire majeure lors de la 17e étape du Tour d’Espagne. En larmes au sommet du Balcon de Bizkaia, il a dédié sa victoire à son fils mort-né à la fin de la grossesse de son épouse. Le couple tente toujours d’avoir un enfant, a-t-il confié.

Woods, qui devrait participer aux Jeux de Tokyo en 2020, a commencé sa carrière en 2012 avec la défunte formation Garneau-Québecor.