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Le patron de SNC-Lavalin vend sa maison au coût de 3,3 M$

Le PDG de SNC-Lavalin, Neil Bruce, a vendu sa luxueuse maison pour 3,3 millions $ le 14 mars dernier, mais il n’a toujours pas trouvé sa nouvelle demeure.
Photo Pierre-Paul Poulin Le PDG de SNC-Lavalin, Neil Bruce, a vendu sa luxueuse maison pour 3,3 millions $ le 14 mars dernier, mais il n’a toujours pas trouvé sa nouvelle demeure.

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Le PDG de SNC-Lavalin, Neil Bruce, et sa conjointe viennent de vendre leur propriété de Westmount pour 3,3 millions $.

Contacté par Le Journal, le géant québécois du génie civil assure que le patron de la société est toujours à la recherche d’une nouvelle demeure « à Montréal et les environs ».

Sa conjointe, Emma Griffin, semble de son côté prendre le large. L’acte de vente de la maison de Westmount mentionne qu’« elle deviendra bientôt non résidente du Canada ».

Le document précise aussi que M. Bruce, lui, n’a pas l’intention de quitter le pays.

Mme Griffin a fait la manchette le mois dernier quand TVA Nouvelles a rapporté qu’elle était administratrice de Claridge inc., la société d’investissement de Stephen Bronfman, argentier libéral et proche du premier ministre du Canada Justin Trudeau.

Controverse

Les révélations du réseau survenaient en pleine controverse sur les interventions du bureau du premier ministre auprès de la ministre de la Justice à ce moment, Jody Wilson-Raybould, pour épargner un procès criminel à SNC-Lavalin.

Le bureau de M. Trudeau avait alors assuré à TVA Nouvelles qu’il n’a « jamais discuté du dossier SNC-Lavalin avec son ami Stephen Bronfman ».

La récente controverse entourant les démarches en faveur de l’entreprise que dirige son conjoint n’a donc rien changé à la situation d’Emma Griffin chez Claridge.

« Oui, elle est sur mon conseil, confirme M. Bronfman, contacté par notre Bureau d’enquête. C’est une très bonne femme d’affaires qui fournit une expertise considérable. »

Crise politique

La présente crise entourant l’intervention du premier ministre en faveur de SNC-Lavalin est « hors du contrôle » de la société, assure son porte-parole, Nicolas Ryan.

« M. Bruce a affirmé avoir hâte de passer à autre chose et de se concentrer sur la croissance de SNC-Lavalin au Canada et partout dans le monde, à partir du siège social de Montréal, dit-il. Notre objectif était de négocier un accord de réparation autant dans l’intérêt du public que dans l’intérêt de nos parties prenantes innocentes : nos employés, clients, investisseurs et retraités. SNC-Lavalin entend se défendre vigoureusement en cour contre les accusations. »