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Les pires rues de Québec: danger pour les élèves autour de l’école Anne-Hébert

Depuis longtemps, la direction demande à la Ville de l’aider à trouver des solutions

pires rues
Photo Simon Clark Le matin et le soir, autour de l’école Anne-Hébert, dans Montcalm, les élèves circulent à leurs risques et périls à travers les autobus et les véhicules. Il se commet plus d’une quinzaine d’infractions chaque heure de pointe, informe la direction.

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L’intense circulation autour de l’école Anne-Hébert fait craindre pour la sécurité des écoliers et inquiète l’établissement, qui tente depuis près de 20 ans d’obtenir des améliorations, mais les mesures mises en place par la Ville de Québec ne suffisent pas.

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« Le matin, c’est le chaos avec les enfants qui circulent au travers des autobus et des voitures stationnées en double. Est-ce qu’on va attendre qu’il y ait un accident ? », lance la directrice de l’école, Marilou Simard, que Le Journal a rencontrée en compagnie de la présidente du conseil d’établissement, Catherine Vallières-Roland.

L’école de 525 élèves est située au coin du chemin Sainte-Foy et de la rue Brown. Le conseil d’établissement fait de la question de la sécurité des élèves sa priorité.

Et ce n’est pas d’hier que l’école tente d’améliorer la situation. Des démarches sont faites depuis le début des années 2000.

Problèmes multiples

Les problèmes sont multiples au début et à la fin des classes. Les automobilistes stationnent en double ou à des endroits où c’est interdit, ne respectent pas les feux des autobus à l’arrêt, circulent trop vite ou brûlent les feux rouges devant l’école.

Une étude effectuée par des étudiants en techniques policières a démontré qu’il peut se commettre entre 15 et 23 infractions matin et soir autour de l’école.

L’école aimerait que la Ville améliore la signalisation et le marquage au sol. Dans un monde idéal, la rue Brown deviendrait un sens unique, indiquent les deux femmes.

Elles demandent aussi une vignette de jour pour faciliter le stationnement du personnel, qui n’a pas d’espace réservé. Les enseignants et éducateurs doivent déplacer leur voiture plusieurs fois par jour autour de l’école, ce qui accentue le va-et-vient dans le secteur.

Mais malgré les nombreuses demandes de l’école, la Ville de Québec a répondu que la signalisation était adéquate et a refusé l’ajout de brigadiers. À part une surveillance policière accrue, qui est bienvenue, et quelques modifications mineures, rien d’autre n’a été fait.

« La Ville de Québec reconnait notre problématique et quelques solutions ont été mises en place dans les dernières années, mais nous considérons que ce n’est pas suffisant pour assurer la sécurité de nos élèves, notamment sur l’avenue Brown, où le nombre d’infractions demeure très préoccupant », affirme Mme Simard.

L’école à elle seule ne peut pas porter sur ses épaules la sécurité des écoliers qui circulent autour de l’établissement, disent les deux femmes, précisant qu’Anne-Hébert fait déjà beaucoup d’efforts de sensibilisation auprès des automobilistes.

Faire des rappels

La directrice sort elle-même régulièrement pour faire des rappels auprès des parents automobilistes délinquants et ne se fait pas toujours recevoir avec courtoisie.

« On a fait au fil des ans beaucoup d’actions temporaires », lancent Mmes Simard et Vallières-Roland, qui veulent s’asseoir avec la Ville pour trouver des solutions permanentes.