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1969 je me souviens

Mack Jones
Photos d’archives Mack Jones (9) a été l’un des premiers héros des Expos.

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Est-il besoin de dire que le printemps de 1969 m’apportait beaucoup de fébrilité. J’allais couvrir mon premier camp d’entraînement d’une équipe du baseball majeur... celui des Expos.

Avec comme seule expérience du baseball ma couverture de six saisons du baseball junior pour le compte du quotidien La Presse, mais bien appuyé par mon patron du temps Gérard Champagne, je me suis retrouvé à West Palm Beach, en Floride, où les Expos allaient partager les installations du camp des Braves d’Atlanta.

Vous vous imaginez bien que les Expos, sous le coup de guide de Gene Mauch, allaient hériter des installations secondaires... deux roulottes qui allaient servir de quartier général aux dirigeants, comme le président John McHale et le DG Jim Fanning, et un accès aux terrains auxiliaires pour les séances d’entraînement.

L’accès au terrain principal, celui du stade municipal, était limité à la présentation des matchs locaux des Expos dans la Ligue des pamplemousses.

Un camp vraiment spécial

Ce fut un camp bien spécial. Non seulement parce que c’était le premier de l’histoire des Expos, mais surtout parce que le premier gros échange de l’équipe avait tourné au vinaigre. Les Expos avaient acquis Rusty Staub des Astros de Houston, le 22 janvier, en retour de Donn Clendenon et Jesus Alou, mais Clendenon avait refusé de rallier l’équipe du Texas.

Heureusement, le commissaire Bowie Kuhn avait refusé d’annuler la transaction.

Éventuellement, elle s’est concrétisée alors que les Expos ont repris Clendenon et ont cédé les lanceurs Jack Billingham et Skip Guinn ainsi que 100 000 $ aux Astros le 8 avril, jour du match inaugural de l’équipe montréalaise, contre les Mets, à New York.

Tout au long du camp, on avait interdit à Staub de s’entraîner avec son nouveau club et c’est ainsi que tous les jours, on le voyait s’exercer sur un terrain adjacent, alors que McHale ou Fanning agissait comme lanceur de pratique et que, parfois, le propriétaire Charles Bronfman, vêtu de son uniforme no 83, tentait de capter des ballons au champ extérieur...

C’est donc dire que Staub n’avait participé à aucun match préparatoire, pas même le premier des Expos contre les Royals de Kansas City, à Fort Myers, remporté 9 à 8 grâce à un circuit de trois points de Bob Bailey en 9e manche.

Pour les Expos, c’était le premier de trois gains lors de « premières », car le 8 avril à New York, contre les Mets, la troupe de Mauch devait savourer la première victoire de son histoire, difficilement arrachée au compte de 11 à 10 grâce aux coups de circuit de Dan McGinn (le premier de l’histoire), de Coco Laboy et de Rusty Staub.

Enfin, l’autre « première » fut le début local des Expos, le 14 avril au parc Jarry, contre les Cardinals de St. Louis. Un gain de 8 à 7 qui a marqué la naissance de NOS AMOURS et l’élection de Mack Jones comme maire des gradins à prix populaires du champ gauche. Jones avait claqué un double et un circuit, et produit cinq points lors de ce match historique, le premier des majeures disputé hors des États-Unis.

La série noire de 20 défaites

Gene Mauch était à la barre des Expos quand l’équipe a connu sa série noire de 20 revers consécutifs.
Photos d’archives
Gene Mauch était à la barre des Expos quand l’équipe a connu sa série noire de 20 revers consécutifs.

Trois victoires lors de « premières » ont été une bien mince satisfaction dans une saison qui a vu les Expos afficher un bilan de 52-100, surtout qu’elle a été le théâtre d’une séquence de 20 défaites, entre le 13 mai et le 7 juin.

Une série noire au cours de laquelle on ne pouvait oublier que Gene Mauch avait encaissé 23 revers de suite avec les Phillies de Philadelphie en 1961 !

Et elle devait prendre fin le 8 juin à Los Angeles lorsque Rusty Staub, adossé à la clôture du Dodger Stadium, avait capté un long ballon de Willie Crawford pour un gain de 4 à 3... alors qu’il y avait deux coureurs en position de marquer sur les buts.

L’exploit de Bill Stoneman

Neuf jours après le début de saison en 1969, Bill Stoneman signait un match sans point ni coup sûr contre les Phillies à Philadelphie.
Photos d’archives
Neuf jours après le début de saison en 1969, Bill Stoneman signait un match sans point ni coup sûr contre les Phillies à Philadelphie.

Si l’on parle de « première », que dire du match du 17 avril contre les Phillies à Philadelphie !

Neuf jours après le début de leur saison initiale, un petit droitier de l’Illinois, 19e choix des Expos au repêchage de l’expansion, inscrivait son nom en lettres majuscules dans les annales des Expos.

BILL STONEMAN signait le premier de ses deux matchs sans point ni coup sûr dans les majeures, un jeu blanc de 7 à 0 contre les Phillies à Philadelphie ; son premier match complet en carrière, parsemé de huit retraits au bâton et de cinq buts sur balles.

Le match disputé devant un peu plus de 6500 spectateurs avait pris fin sur un roulant de Deron Johnson à l’arrêt-court Maury Wills.

L’entrée en scène de Claude Raymond

Le 19 août 1969, Claude Raymond sort de l’avion à l’aéroport de Dorval. Les Expos avaient racheté son contrat des Braves d’Atlanta.
Photos d’archives
Le 19 août 1969, Claude Raymond sort de l’avion à l’aéroport de Dorval. Les Expos avaient racheté son contrat des Braves d’Atlanta.

Enfin, comment pourrait-on oublier l’acquisition de Claude Raymond, l’orgueil de Saint-Jean-sur-Richelieu, le 19 août ?

Claude avait été applaudi à tout rompre lors de sa première visite à Jarry dans l’uniforme des Braves, mais ce n’était rien à comparer avec l’ovation dont il a été l’objet lorsqu’il s’est amené en relève en 8e manche pour affronter les Padres, le soir même de son acquisition.

Cette saison-là, alors que 1 112 440 spectateurs avaient franchi les tourniquets du parc Jarry, Staub avait bouclé la saison avec une moyenne de ,302, 29 circuits et 79 points produits. Coco Laboy avait dominé les producteurs de points avec 83, lui qui, à 29 ans, était une recrue.

Somme doute, cette saison 1969 des Expos représente une page toute spéciale dans les 36 ans d’histoire de NOS AMOURS, une saison inoubliable.

C’est arrivé en 69

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♦ 20 janvier : Richard Nixon est assermenté président des États-Unis.

♦ 13 février : Explosion d’une bombe à la Bourse de Montréal : une vingtaine de personnes sont blessées.

♦ 2 mars : Premier vol du Concorde.

♦ 27 mars : Ottawa envoie 3126 avis d’expropriation aux résidents de Sainte-Scholastique, Terrebonne, Argenteuil et Deux-Montagnes en vue de la construction de l’aéroport international de Mirabel. Début des expropriations le 18 mai.

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♦ 28 avril : Le président de la République française, le général Charles de Gaulle, remet sa démission.

♦ 4 mai : Le Canadien remporte la coupe Stanley en balayant les Blues de Saint Louis en quatre matchs.

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♦ 26 mai : John Lennon, membre des Beatles, arrive à Montréal pour un séjour prolongé.

♦ 24 juin : Lors du défilé de la Saint-Jean-Baptiste, à Montréal, des chars allégoriques sont renversés et des vitrines brisées par des activistes nationalistes qui protestent contre la participation de représentants du gouvernement fédéral aux festivités.

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♦ 16 juillet : Départ de la mission Apollo XI. Neil Armstrong posera son pied quelques jours plus tard sur la Lune.

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♦ 7 septembre : Première de la série télévisée Quelle famille !

Disponible dès le 27 mars...

 

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