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​Les Remparts ne tiennent rien pour acquis

L’équipe pourrait prendre une sérieuse option sur leur série contre les Mooseheads, mardi soir

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le message de Patrick Roy était clair lundi matin : ce qu’ils ont accompli à Halifax est du passé et ils doivent maintenant se concentrer sur le match de mardi soir, à 19 h au Centre Vidéotron.

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Il ne fallait pas essayer de parler à Patrick Roy des deux premiers matchs de la série contre les Mooseheads d’Halifax, lundi.

L’entraîneur des Remparts n’avait d’intérêt que pour une seule chose : le match de mardi soir, le troisième de la série et le premier disputé au domicile des Diables rouges.

« Je ne parlerai pas du passé. On se concentre sur le match de demain [mardi soir]. On est contents de comment ça s’est passé à Halifax, mais même si on parlait des deux premiers matchs de la série pendant une semaine, c’est ce qui se passe demain [mardi soir] qui compte. On doit être prêts pour ce match et concentrés. Notre objectif est de se rappeler comment on se sentait en arrivant à Halifax. C’est cet état d’esprit qu’on doit recréer », a mentionné Roy après l’entraînement des siens, lundi matin au Centre Vidéotron.

Le pilote a d’ailleurs mis l’accent sur l’importance de demeurer dans le moment présent avec ses joueurs et de ne pas se projeter dans l’avenir, ni se laisser déconcentrer par le bruit extérieur, malgré la position enviable dans laquelle ils se trouvent.

« On a rencontré les joueurs à ce sujet. Même moi, j’ai reçu des messages textes de gens à qui je n’avais pas parlé depuis longtemps ! Tout le monde est pareil. Mais c’est important de garder le focus sur ce qu’on fait bien depuis le début de la série. »

INESPÉRÉ ?

Même si, avouons-le, peu de gens s’attendaient à ce que les Diables rouges reviennent de la Nouvelle-Écosse en avant 2-0 dans la série, personne dans le camp des Remparts ne parlait de surprise ou d’avance inespérée, lundi.

« On devait être prêts pour les séries et on a joué deux bons matchs à Halifax. Tout peut arriver en séries, a mentionné le capitaine Étienne Verrette. On savait qu’en séries, il faudrait lever notre jeu d’un cran et c’est ce qu’on a fait depuis le début de la série. Cela étant dit, il y a encore des choses qu’on pourrait améliorer. »

Une chose est sûre, toutefois. Que cette avance soit une surprise ou pas, la série est loin d’être terminée, ajoute le vétéran défenseur.

« Peu importe ce qui est arrivé à Halifax, on doit vraiment se concentrer sur le prochain match. On s’attend à ce qu’ils sortent forts et fassent tout pour gagner cette rencontre. De notre côté aussi, on veut sortir avec le couteau entre les dents. On ne veut pas leur laisser la chance de revenir dans cette série. »

JEU DE PUISSANCE

L’une des raisons qui ont expliqué le succès des Diables rouges à Halifax aura sans aucun doute été l’avantage numérique qui a permis à la formation de Patrick Roy d’inscrire cinq de ses huit buts en séries jusqu’à maintenant. Leur pourcentage d’efficacité de 50 % est le meilleur dans le circuit.

« On bouge bien la rondelle et on réussit à entrer efficacement en territoire adverse. Pag [le gardien Carmine-Anthony Pagliarulo] et notre désavantage numérique ont aussi été excellents. Quand on combine tout ça ensemble, on peut être une excellente équipe. Il faut continuer comme ça », croit l’attaquant Matthew Grouchy, auteur de quatre points lors des deux premiers duels de cette série, dont trois mentions d’aide lors du deuxième match.

Éric Veilleux ne croit pas à l’avantage de la glace

Même s’il a été retiré samedi soir, le gardien Alexis Gravel sera d’office pour affronter les Remparts de Québec, mardi soir.
Photo Jean-François Desgagnés
Même s’il a été retiré samedi soir, le gardien Alexis Gravel sera d’office pour affronter les Remparts de Québec, mardi soir.

Que les trois prochains matchs de la série aient lieu à Québec ne change absolument rien pour l’entraîneur des Mooseheads Éric Veilleux qui croit que l’avantage de la glace n’a pas autant d’importance que ce qu’on lui accorde.

L’entraîneur a d’ailleurs de nouveau rappelé les succès de son équipe lors du début de saison, eux qui ont amorcé leur calendrier avec 15 matchs consécutifs sur la route, en remportant 12.

« De nos jours, oui les partisans peuvent faire la différence, mais Québec en a gagné des matchs sur la route cette année et nous aussi. Pour moi, l’avantage de la glace... Vous pouvez réécouter ce que j’ai dit il y a sept ou dix ans, je disais la même chose. Est-ce que je crois à ça ? Je crois plus que l’important est de penser au prochain match, et ce, peu importe où tu le joues. »

Ce à quoi son vis-à-vis Patrick Roy a répondu : « Si je m’appelais Éric Veilleux, je ne croirais pas à l’avantage de la patinoire non plus ! »

De bonne guerre.

LE SPECTRE DE 2012

La dernière fois qu’Éric Veilleux a dirigé une équipe assurée de participer au Tournoi de la Coupe Memorial, c’était en 2012 avec les Cataractes de Shawinigan. Cette année-là, l’équipe s’était inclinée au deuxième tour éliminatoire, en sept parties face aux Saguenéens de Chicoutimi.

Il a d’ailleurs esquissé un sourire lorsqu’un collègue lui a rappelé et demandé si ce souvenir le hantait toujours.

« Chaque année est différente. Je ne pense pas que les Mooseheads m’ont engagé en se disant “on va être éliminés rapidement, alors on va aller chercher Veilleux”. Il faut jouer un bon match demain [mardi soir]. En séries, un avantage numérique peut changer l’allure d’une période ou d’un match. Un match peut aussi changer le momentum d’une série. »

GRAVEL PRÊT

D’ailleurs, même s’il l’a retiré après deux périodes du match numéro 2, samedi,

Veilleux n’a pas hésité une seconde à renvoyer le gardien Alexis Gravel devant le filet pour le match de mardi soir.

« Je peux en donner plus pour l’équipe, a reconnu le gardien après l’entraînement des siens lundi. Je n’ai pas connu les deux premiers matchs que j’aurais voulu, mais mon rôle, c’est de rebondir et c’est ce que je compte faire. »