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Les travaux du Phare débuteront cet été

Tramway ou non, le projet verra le jour

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Illustration courtoisie, Groupe Dallaire Le complexe Le Phare, à Québec, comprendra quatre tours, variant de 17 à 65 étages. La première tour, soit la plus haute, devrait coûter environ 450 millions $.

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 Tramway ou pas, le Groupe Dallaire ira de l’avant avec Le Phare. L’argent est dans les coffres et l’objectif est de démarrer le chantier à la fin de l’été.  

 C’est ce qu’a confirmé le promoteur immobilier au Journal, ayant bon espoir de boucler rapidement le financement pour la construction de la tour de 65 étages.   

 «Cela avance très bien. Le 25 % de financement (équité) est là. Il y a de l’intérêt des investisseurs. Mon enjeu n’est pas là, il faut que je signe des baux de location pour obtenir le financement de construction. Nous sommes en discussions avec trois banques», explique Michel Dallaire, promoteur du développement de 755 millions $.   

 Celui qui occupe la chaise de président du Groupe Dallaire assure que certains locaux ont déjà trouvé preneurs. Il estime qu’il pourra réaliser la première pelletée de terre lorsqu’environ 130 000 des 400 000 pieds carrés disponibles dans la tour 1 pour de l’espace à bureaux seront loués.   

 «Honnêtement, je n’ai pas d’inquiétude. À moins d’une catastrophe, le chantier démarrera vers la fin de l’été. Avant décembre, je tiens à rappeler que nous n’avions pas encore l’autorisation pour le zonage. Je ne pouvais pas signer de baux», répond-il.   

 Permis à obtenir  

 Avant de commencer les travaux, le Groupe Dallaire doit toutefois encore obtenir ses permis de construction. Pour compléter cette étape, le promoteur explique qu’il doit s’entendre avec la Ville sur le pôle d’échanges et le partage de certains coûts. Il doit aussi finaliser son entente avec le Réseau de transport de la Capitale (RTC).   

 Quant au tramway, M. Dallaire mentionne que peu importe le dénouement du dossier, il construira son complexe de quatre tours.   

 «Lorsque j’ai commencé à travailler Le Phare, il n’y avait pas de tramway», affirme-t-il. «Le RTC veut son point de connexion. Il va toujours y avoir un rabattement des gens. Peut-être que cela va être moins de 10 000 personnes par jour. Il reste qu’il va y avoir 6000 personnes dans le bâtiment.»   

 Propriétaire à 25 %  

 Pour la construction du plus haut gratte-ciel à l’est de Toronto, le Groupe Dallaire prévoit détenir 25 % de l’édifice. Une autre organisation a confirmé qu’elle voulait être propriétaire à 20 %.   

 Au cours des derniers mois, le Fonds immobilier de solidarité FTQ a démontré de l’intérêt pour le projet. Selon nos informations, les pourparlers se poursuivent. Le Fonds ne serait toutefois pas l’un des principaux joueurs dans l’aventure. « On devrait être, à terme, huit partenaires québécois », précise M. Dallaire.   

 Parmi les éléments nouveaux, le Groupe Dallaire a choisi d’éliminer l’offre de logements locatifs de la tour 1. Elle comptera plutôt 500 copropriétés. Le nombre de chambres pour l’hôtel a aussi augmenté. Il est passé de 150 à 200.   

 «Pour les condos, plusieurs investisseurs nous ont souligné qu’ils souhaitaient acheter des portes et faire du locatif. Cela va représenter environ 150 unités», dit M. Dallaire.   

 Par ailleurs, le promoteur prévoit démarrer la construction de la salle de spectacles vers la fin de la première phase des travaux. Sur le site, on retrouvera dans la tour 2 (52 étages), une résidence pour retraités.   

 Un parc industriel aux toits verts   

 Le Groupe Dallaire souhaite revoir l’image des parcs industriels de Québec, a appris Le Journal. Carottes, tomates, poivrons, piments et concombres seront cultivés sur les toits de ses édifices dans l’Espace d’innovation Chauveau.   

 «Je me suis posé les questions : Est-ce que je fais un parc industriel comme avant ou j’innove ? Est-ce que je veux bâtir le parc industriel de demain?» indique Michel Dallaire, président et chef de la direction du Groupe Dallaire, avouant s’être un peu inspiré du chantier de potager sur toiture à l’édifice de Revenu Québec, une propriété d’Industrielle Alliance.   

 C’est justement en partenariat avec l’entreprise Du toit à la table – qui a collaboré avec Industrielle Alliance – que le projet dans l’Espace d’innovation Chauveau se réalisera. Il s’agit d’une jeune pousse qui brasse des affaires dans l’agriculture urbaine.   

 Les travaux pour la construction des premiers édifices devraient débuter cet été. L’objectif est de démarrer la culture dès l’an prochain.   

 110 M$ pour la première phase  

 La première phase du chantier, dont la facture avoisinera les 110 millions $, prévoit la sortie de terre de huit à dix établissements sur le site de 3 millions de pieds carrés.   

 «En plus de permettre la culture de légumes, cela nous permettra aussi lorsqu’on pense développement durable d’éliminer les îlots de chaleur», explique M. Dallaire.   

 «Dans la phase deux du développement, on pourrait penser à intégrer des serres. On cherche à développer le site en fonction des attentes des nouvelles générations», poursuit-il.   

 Selon Du toit à la table, qui sera responsable de l’entretien et de la commercialisation, les 700 000 pieds carrés disponibles permettront de produire environ 900 paniers de légumes et fruits par semaine.   

 Pour le promoteur, ce projet représentera une augmentation de la facture des travaux d’environ 5 %.   

 Parmi «les plus importants»  

 «Selon nos recherches, il s’agira de l’un des projets sur toitures les plus importants au monde», note le président Du toit à la table, François St-Pierre.   

 «Le plus grand répertorié est en France (14 000 m2). Le projet du Groupe Dallaire devrait atteindre (pour la première phase) 65 000 m2.»   

 Par ailleurs, le Groupe Dallaire souhaite aménager sur le site des douches, des endroits pour les vélos ainsi qu’une garderie. La Ville prévoit aussi y installer une piste cyclable et des sentiers pédestres.   

 La tour de 65 étages      

  •  Première phase du chantier   
  •  L’investissement sera d’environ 450 millions $.   
  •  Le Groupe Dallaire ne prévoit plus offrir de logements locatifs.   
  •  On y retrouvera 500 copropriétés.   
  •  Le nombre de chambres pour l’hôtel a été augmenté par rapport à la dernière version présentée. Il est passé de 150 à 200.   
  •  Les étages 2 à 17 seront réservés à de l’espace à bureaux, l’hôtel (19 à 24), les copropriétés (25 à 63) et finalement le restaurant occupera l’avant-dernier étage, sous le centre d’observation.