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Toujours en contrôle

Patrick Roy estime que la pression est sur les Mooseheads d’Halifax à l’aube du match no 4

Philipp Kurashev, le gardien Carmine-Anthony Pagliarulo et les Remparts ont l’occasion de prendre les devants 3-1 dans leur série face à Ben Higgins et les Mooseheads d’Halifax, jeudi soir au Centre Vidéotron.
Photo Jean-François Desgagnés Philipp Kurashev, le gardien Carmine-Anthony Pagliarulo et les Remparts ont l’occasion de prendre les devants 3-1 dans leur série face à Ben Higgins et les Mooseheads d’Halifax, jeudi soir au Centre Vidéotron.

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Même si les Remparts de Québec ont échappé le troisième match de la série face aux Mooseheads d’Halifax, mardi soir, Patrick Roy ne croit pas que la pression repose maintenant sur les épaules de son équipe, au contraire.

Une douzaine d’heures après le revers de 3-1, l’entraîneur-chef des Diables rouges a réitéré ce qu’il avait déclaré dans son point de presse d’après-match mercredi matin. Selon lui, les Remparts ont été la meilleure équipe sur la patinoire mardi, mais ils n’ont pas fait preuve d’autant d’opportunisme que leurs adversaires.

Quoi qu’il en soit, ils mènent toujours la série 2-1 et auront la chance, jeudi soir, de prendre une sérieuse option dans la série.

« Je ne suis pas allé à l’école longtemps, mais je suis capable de comprendre que s’ils perdent le match de demain, ils font face à l’élimination, a mentionné Roy en souriant. Ce n’est pas notre cas. Tant et aussi longtemps que c’est comme ça, c’est eux qui ont la pression. Éric Veilleux, c’est un gars intelligent, je sais qu’il doit regarder les matchs comme moi. Hier [mardi], si on avait pris des lancers de qualité, le résultat final aurait pu être différent. »

Souvenirs de 1993

Les Remparts n’ont pas patiné mercredi, mais ont plutôt eu quelques rencontres afin de peaufiner la préparation en vue du match de jeudi soir. Dans son message à ses troupiers, Roy a surtout mis l’accent sur l’importance de retrouver l’état d’esprit dans lequel ils étaient à l’approche de la série.

Il a même ressorti un vieux souvenir de la conquête de la coupe Stanley, en 1993.

« Je ne leur parle même pas du résultat de la série en ce moment, uniquement de comment on se sent sur la patinoire et quelle approche on veut avoir. J’ai ramené l’histoire de Paul DiPietro en 93 et la série contre les Nordiques. Il ne devait même pas jouer et il avait finalement marqué six ou sept buts [NDLR : il en avait inscrits 8 en 17 parties lors des séries de 1993, dont trois en première ronde contre les Nordiques, ]. Le rôle de chaque joueur est différent, mais tout le monde peut apporter sa contribution. On a besoin de gars qui sont hot. »

Excité

Sur le plan personnel, Roy a reconnu profiter pleinement de l’ambiance des séries éliminatoires. En tant qu’entraîneur-chef, il n’avait pas dirigé en séries depuis sa première année avec l’Avalanche du Colorado en 2013-2014.

L’Avalanche avait raté le bal printanier lors des deux saisons suivantes, puis Roy s’était ensuite retiré du hockey pendant deux ans, avant de revenir avec les Diables rouges cette année.

« À ce moment de l’année, si tu n’es pas excité, tu ne le seras jamais. Ce qui est surtout plaisant pour moi, c’est de voir à quel point les joueurs se donnent cœur et âme pour la victoire. Ils croient en ce qu’on fait et qu’on peut gagner. »

 

Des éloges pour le vétéran Kutkevicius

Foi de Patrick Roy, l’attaquant de 20 ans Luke Kutkevicius est le meilleur joueur des Remparts depuis le début de la série face aux Mooseheads.

Le vétéran a été utilisé à toutes les sauces jusqu’à présent, autant avec l’avantage d’un homme qu’en infériorité numérique. En trois parties contre Halifax, il revendique une production de deux buts puisqu’on lui a retiré celui inscrit en prolongation lors du match no 2, au profit de Philipp Kurashev.

« Il a été extraordinaire. Je suis d’accord pour dire que présentement c’est notre meilleur joueur. Il patine bien, il déborde les défenseurs et est dangereux dans toutes les facettes du jeu. C’est une très belle addition pour nous », l’a complimenté Roy mercredi.

Ce dernier l’avait d’ailleurs inséré aux côtés de Kurashev et Matthew Grouchy en fin de match mardi lorsque l’équipe était à la recherche d’un but.

De son côté, l’Ontarien a salué la confiance témoignée à son égard par l’entraîneur.

« C’est bien d’avoir Pat de mon côté. Il me fait confiance et m’utilise dans toutes les situations. »

En carrière dans la Ligue de l’Ontario, Kutkevicius n’a jamais remporté une ronde éliminatoire, s’inclinant en sept parties avec les Bulldogs de Hamilton en 2017, puis en six la saison dernière dans l’uniforme des Spitfires de Windsor.

« On veut les stopper »

Et il ne s’est pas défilé lorsqu’il a été questionné sur la possibilité d’acculer les Mooseheads au pied du mur en l’emportant le match de jeudi soir.

« On a gagné quatre matchs de suite contre eux [deux en saison et deux en séries]. On sait qu’on peut jouer contre eux. Ils sont bons, ils veulent gagner avant d’aller à la Coupe Memorial, mais nous, on veut les stopper là.

« C’est un match important pour nous. On veut rebondir après notre défaite et on ne veut surtout pas qu’ils créent l’égalité dans la série. On veut les pousser un peu, qu’ils se mettent à penser à la Coupe Memorial plus qu’au prochain match », a-t-il laissé tomber.