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Alex Harvey, un athlète différent

Alex Harvey, un athlète différent
AFP

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MONTRÉAL | Comme Alexandre Bilodeau, Marianne St-Gelais et Erik Guay, Alex Harvey fait partie des athlètes qui ont fait vibrer le Québec ces dernières années.

«Je suis honoré d’être mentionné avec ces noms-là», s’est réjoui celui qui a pris sa retraite après ses performances éclatantes du week-end dernier aux Finales de la Coupe du monde de ski de fond, à Québec.

Toutefois, si Harvey est fier d’une chose dans sa carrière, c’est d’avoir mis de l’avant les sports d’endurance, des disciplines qui n’ont pas toujours la cote ici.

«Les sports d’endurance n’ont pas un gros héritage au Québec ou au Canada, a-t-il expliqué. Nous sommes traditionnellement bons dans les sports de vitesse, d’agilité et d’intensité. Pour l’endurance, c’était spécial pour moi de montrer que nous pouvions avoir un type d’athlète différent.»

«C’est possible d’y arriver, mais il faut être patient, a-t-il ajouté. Il faut montrer aux jeunes à prendre leur mal en patience parce que ça peut payer plus tard.»

Mentor oui, entraîneur non

Même si plusieurs nouveaux projets l’attendent, le nouveau retraité veut rester impliqué dans le monde du sport, dans un rôle plus effacé que dans le passé, cependant.

Harvey se voit assumer un rôle de mentor au niveau local.

«Je vais continuer à véhiculer des messages de santé, de bien-être et d’activité physique, a-t-il indiqué. Je ne parle pas de haute performance ici, mais bien d’encourager les jeunes à bouger et à faire du sport avec leurs amis. Je pense que c’est là que je peux avoir le plus d’impact.»

Pour ce qui est du programme canadien de ski de fond, Harvey est prêt à mettre son expérience à contribution. «Nous avons de bons jeunes, mais ils ont entre 17 et 20 ans. Nous ne devons pas nécessairement les attendre pour les Jeux olympiques dans trois ans, mais peut-être plus pour les suivants.»

«Je peux aider à trouver des idées [pour le développement] et parler [aux jeunes] de ma vision des choses, a-t-il poursuivi. Toutefois, je ne vais pas devenir entraîneur.»

Télévision

L’athlète de 30 ans, qui terminera bientôt son baccalauréat en droit de l’Université Laval, se destine à une carrière d’avocat.

Cela dit, il est ouvert à l’idée de toucher le monde des communications, comme, par exemple, pour analyser des compétitions de ski de fond, à l’image de son père Pierre.

«C’est quelque chose que j’aimerais faire, c’est certain, a-t-il reconnu. Je pense que je pourrais peut-être avoir des occasions dans le domaine.»